22 avril 2015 - 00:00 |
à Madrid

La société colombienne Alqueria envisage de vendre du lait en poudre en Afrique

L’expansion de la population et des besoins de consommation d’aliments en Afrique suscitent un intérêt croissant en Amérique latine. Au début du mois d’avril 2015, Carlos Enrique Cavelier, président d’Alqueria, un des principaux fabricants colombiens de lait et de produits laitiers, a indiqué qu’il envisageait de vendre du lait en poudre en Afrique et au Moyen-Orient. « A court terme, le lait en poudre doit être notre carte de visite parce que la question de la durée de vie du produit entre en jeu. De ce point de vue, l’Afrique et le Moyen-Orient sont intéressants parce qu’ils achètent de grandes quantités » a-t-il précisé.

Carlos Enrique Cavelier n’a pas indiqué les pays visés, ni la date de démarrage des exportations vers le continent africain. Comme beaucoup d’industriels colombiens, il est confronté au ralentissement de la croissance économique dans son pays et à une dégradation de la conjoncture du secteur. Pendant les deux premiers mois de 2015, les ventes de lait en poudre sur le marché colombien ont baissé de 14% et celles de lait pasteurisé, de 4%. La forte dévaluation du peso colombien par rapport au dollar (-25% depuis la mi-septembre 2014) redonne de la compétitivité aux produits « Made in Colombia » après une longue période de surévaluation et favorise les exportations. Dans un contexte de ralentissement de la conjoncture en Amérique latine, voire de récession (Brésil, Venezuela), les industriels colombiens regardent d’autres marchés. Le gouvernement les y encourage.

Alqueria dispose de quatre usines en Colombie, ce qui lui permet de traiter 1,2 million de litres de lait/jour, et emploie 6 200 salariés. C’est le leader du marché colombien du lait de longue conservation avec une part de marché de 25%. En 2014, la société a réalisé un chiffre d’affaires de $ 271 millions.

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