23 janvier 2009 - 17:51 |

Le Rendez-Vous Matières du Jeudi

Le cacao s’approche des £ 2 000 la tonne

CACAO Le cacao a atteint le 21 janvier un plus haut de 23 ans à Londres poussé par la chute de la livre. Le contrat mai a gagné £109 à £ 1 955 la tonne. Le fort repli de la livre, au plus base depuis septembre 1985, a soutenu les cours mais les fondamentaux sont toujours solides avec les craintes sur les offres des deux premiers producteurs mondiaux, la Côte d’Ivoire et le Ghana. Selon un coutier le déficit en cacao cette année, le troisième consécutif, pourrait s’établir à 150 000 tonnes et même 200 000 t.
Au Nigeria, la chute de la monnaie locale, le naira, par rapport au dollar – il a perdu plus de 20% depuis début décembre – dope les prix du cacao au Nigeria. Les fèves, certifiées pour l’exportation, ont gagné en moyenne 50% avec une moyenne de 360 000 nairas ($ 2430) la tonne, contre 240 000 naira mi-décembre. Dans les régions cacaoyères du sud-est et du sud-ouest, les prix aux producteurs sont en moyenne de 350 000 nairas la tonne (contre 210 000 nairas mi-décembre) ; dans les ports de Lagos et Calabar, les prix ont grimpé de 43% à 370 000 nairas (260 000 nairas mi-décembre). Des prix qui deviennent insoutenables pour certains acheteurs. Cependant, avec l’introduction de nouvelles mesures par la Banque centrale du Nigeria pour soutenir la monnaie locale, les prix pourraient chuter dans les semaines à venir. La qualité des fèves demeure élevée mais le poids des fèves s’abaisse (320-340 gramme pour 300 fèves, contre 350-360 le mois dernier), selon les acheteurs et exportateurs. Les arrivées au port de Lagos enregistrent en décembre la première chute depuis le démarrage de la campagne en octobre. Les arrivées ont atteint 31 000 t, en recul de 13% par rapport à décembre 2007.
En Côte d’Ivoire, les prix au producteur sont aussi fermes dépassant les FCFA 700 le kilo. «La pression est sur les exportateurs. Peu peuvent affirmer qu’ils ont réalisé leurs objectifs d’achat sur les trois premier mois de la campagne», souligne un responsable des achats pour un exportateur européen.
Les arrivées de fèves dans les ports en Côte d’Ivoire ont atteint 546 934 tonnes au 4 janvier 209, contre 802 883 t sur la même période en 2007/08, selon les exportateurs.
Au Cameroun, la seule unité de transformation SIC-Cacao, une filiale du suisse Barry Callebaut, a acheté 22 025 tonnes de fèves de cacao sur les cinq premiers mois (août-décembre)de la campagne 2008/09, en hausse 38% par rapport à la même période en 2007/08. Un montant qui dépasse déjà la totalité des achats de toute la campagne 2007/08 (21 936 t). Et SIC-Cacao poursuivra ses achats tant que des fèves seront disponibles sur le marché.

CAOUTCHOUC Le contrat de référence de la Bourse de Tokyo pour le caoutchouc a fini en baisse le 21 janvier, creusant ses pertes pour la deuxième séance consécutive après le recul du pétrole et des prises de bénéfices. L’échéance de référence juin 2009 a perdu huit yens à 142,0 yens le kilo, soit une perte de 5,3% par rapport à la clôture précédente. Selon les analystes, ces contrats étaient soutenus par le fait que les traders conservent leurs positions longues pour prendre livraison du physique à l’expiration du contrat janvier le 26 du mois. Les ventes ont été aussi favorisées par les prises de profits des investisseurs après que le marché eut franchi le seuil symbolique de 150 yens en début de semaine, en partie grâce à la perspective que la nouvelle administration américaine proposera des mesures effectives pour redynamiser l’économie américaine, a dit un gestionnaire de fonds basé à Tokyo.
La baisse des cours a été aussi limitée par l’approche de la saison sèche de l’hivernage dans les pays producteurs asiatiques et par l’annonce faite mardi par les principaux producteurs, Thaïlande, Indonésie et Malaisie, de leur intention de réduire de 20% leurs exportations de caoutchouc cette année. Ces trois pays doivent se réunir en février en Malaisie. La Thaïlande, premier producteur mondial, a par ailleurs annoncé le 20 janvier qu’elle achèterait environ 200 000 de caoutchouc auprès des producteurs pour les stocker afin de soutenir leurs revenus

RIZ Les prix du riz au Vietnam (25% de brisure) ont progressé de près de 5% cette semaine , entre $ 330 et $335 la tonne, avec la conclusion d’un contrat majeur avec le premier importateur mondial, les Philippines. En février, les exportateurs vietnamiens commenceront à embarquer quelque 500 000 t de riz en direction des Philippines. Le prix du riz (100%B) en Thaïlande est resté stable à $ 580 la tonne, soutenu par la demande en provenance des pays africains, notamment le Nigeria et l’Afrique du Sud. Le gouvernement thaïlandais a annoncé le 21 janvier qu’il prévoyait de diminuer ses stocks de riz en procédant à des ventes dans le cadre de contrats d’Etat à Etat. L’Iran serait un acheteur potentiel.

SUCRE Le marché du sucre est dans l’attente de la décision de l’Inde sur des importations hors taxe. La semaine dernière, le ministre indien de l’agriculture, Sharad Pawar, a que l’Inde pourrait autoriser des importations hors taxes de sucre brut d’ici deux semaines. Pour la première fois depuis trois ans l’Inde va importer du sucre. La production domestique devrait être inférieure à moins de 19 millions de tonnes. Sa consommation étant d’environ 22 Mt, les achats devraient porter entre 1 et 3 Mt d’ici à septembre.
L’Inter-American Development Bank a annoncé, le 16 janvier, qu’elle allait créer un fonds d’un montant de $ 150 millions pour à court terme financer le commerce et à moyen terme l’investissement des entreprises de bioénergie et de sucre. et des investissements des firmes de bioénergies et du sucre et des exportateurs au Brésil, au Mexique et l’Amérique centrale. La facilité offre différents types de prêts.
Le contrat mars pour le sucre brut sur l’ICE n’a cédé que 0,02 cent à 12,57 cents la livre le 21 janvier. A Londres l’échéance mars pour le sucre blanc a terminé en hausse de $1,50 à $349la tonne.

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