23 août 2018 - 13:01 |

Les agro-industries africaines génèreront un marché de $ 1 trillion d'ici 2030.

"Nous devons faire de notre mieux afin de rendre l'agriculture plus attractive aux yeux des jeunes. Ils doivent percevoir l'agriculture comme un secteur rémunérateur et rentable et les technologies de l'information et de la communication (TIC) jouent un rôle important dans ce sens", a déclaré hier Graziano da Silva, directeur général de la FAO à l'occasion du lancement à Kigali de la conférence internationale  intitulée L'emploi des jeunes dans l'agriculture comme solution solide pour mettre un terme à la faim et à la pauvreté en Afrique.

 

Cela nécessite de créer plus d’emplois pour les jeunes et de renforcer l’utilisation des technologies numériques en zone rurale.

Un choix d'orientation que les jeunes ne devraient pas regretter car le secteur est porteur, avec une demande alimentaire qui devrait augmenter de plus de 50% en Afrique ces années à venir en raison de la croissance de la population, de la rapidité de l'urbanisation et des changements alimentaires tandis que les revenus par ménage devraient eux aussi augmenter. La Banque mondiale s'attend à ce que les agro-industries africaines génèrent un marché d'une valeur de $ 1 trillion d'ici 2030.

Parmi les points faibles dans l'attractivité des filières agricoles, on peut noter l'habitude d'embaucher sur une base ponctuelle ou saisonnière avec un accès limité à l'éducation et aux formations mais aussi aux finances, à l'information et aux marchés ; ils ne participent que très peu aux processus de prises de décisions.

"Ces contraintes deviennent un problème de fond qui empêche également les jeunes de lancer leur entreprise agricole, les poussant ainsi à migrer", a expliqué le patron de la FAO.

Mais il s'agit aussi de "réfléchir au-delà des emplois agricoles", a-t-il précisé, et d'explorer les opportunités d'emploi tout au long de la chaîne agroalimentaire, dans la transformation, la distribution et la vente des produits alimentaires.

Parvenir à cela requiert "un nouveau genre de transformation rurale, ce qui implique que les zones rurales soient dotées de services basiques tels que l'éducation, la santé, l'électricité, un accès à internet, etc... Ces services représentent par ailleurs une autre source importante d'emplois, en particulier pour les femmes et les jeunes", selon le directeur général.

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