24 janvier 2014 - 00:00 |

Au Kenya, l'activité café paralysée

Des autorités locales veulent reprendre la main sur la filière

(24/01/2014)

Au Kenya, les ventes aux enchères hebdomadaires de café ont été annulées cette semaine par manque de café! En effet, certaines nouvelles autorités régionales veulent revoir les contrats existants entre les planteurs de leurs localités et les acheteurs de café, ces autorités voulant prendre la main sur qui peut acheter et torréfier le café émanant de leur région, a expliqué mercredi des responsables des ventes aux enchères.

Ainsi, pour faire pression, certaines autorités locales ont refusé de délivrer les autorisation de transport. James Muriithi, président de Commercial Coffee Millers and Marketing Agents Association, a souligné que ceci était notamment le cas dans le centre et l’ouest du pays, et ce au mépris des engagements contractuels en cours entre les opérateurs. Pour Kimano Kuria, président de l’organisme régulateur de l’industrie caféière, les contrats existants ont force de loi et doivent être respectés.

De leur côté, les autorités régionales voudraient reprendre la main sur ce segment de la chaîne d’approvisionnement qui, pour l’heure, est contrôlée par les planteurs et quelques entreprises de commercialisation.

Rappelons que 90% du café exporté du Kenya se fait au travers de la bourse, le Nairobi Coffee Exchange, le reste étant vendu directement et librement par les planteurs aux acheteurs étrangers. Les superficies consacrées à la caféiculture sont passées d’une moyenne de 150 000 ha ces dernières années à 109 000 ha actuellement, de nombreux producteurs étant déçus par ce qu’ils estiment être une mauvaise gestion de la filière, certains se tournant vers d’autres cultures comme les produits horticoles.

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