24 juin 2011 - 08:15 |

La SFI et JP Morgan développent un mécanisme de gestion des risques

Le difficile accès aux instruments de couverture pour les pays en développement

La Banque mondiale a annoncé mardi 21 juin la mise en place d’un nouveau produit de gestion de risques qui permettra de dégager dans un premier temps jusqu’à $ 4 milliards pour aider à protéger les agriculteurs, les producteurs de denrées alimentaires et les consommateurs contre la volatilité des prix dans les pays en développement.

Il permettra d’élargir l’accès à des instruments de couverture pour protéger les consommateurs et les producteurs de denrées agricoles contre la volatilité des prix. Il permettra également de protéger les acheteurs contre la hausse des prix du bétail sur pied ou de denrées telles que le blé, le sucre, le cacao, le lait, le maïs, le soja et le riz.

Ce Mécanisme de gestion des risques associés aux prix des produits agricoles (APRM) sera lancé dans un premier temps par la filiale de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, la SFI, et par la banque d’investissement JP Morgan. Parmi les clients susceptibles d’avoir recours à l’APRM figurent les producteurs agricoles, les consommateurs, les revendeurs, les coopératives et les banques locales, ainsi que d’autres acteurs qui remplissent des critères préétablis.

La stabilité des prix est, en effet, capitale pour aider les producteurs à obtenir les financements nécessaires à l’expansion de leurs opérations et à l’augmentation de la production agricole, et pour assurer aux consommateurs un accès raisonnable aux ressources vivrières. Si les instruments de gestion des risques associés aux prix sont généralement utilisés dans le secteur agricole dans les pays développés, les instruments de couverture quant à eux ne peuvent être obtenus directement par les producteurs et les consommateurs de moindre envergure dans les marchés émergents en raison du niveau élevé des coûts initiaux et des dépôts de garantie obligatoires. Par ailleurs, de nombreuses institutions financières dans les marchés émergents ne sont pas encore rompues à ces services de gestion des risques et ne les proposent pas aux clients locaux, souligne la Banque mondiale.

Le Groupe de la Banque mondiale consacre $ 6,2 à 8,3 milliards par an à l’agriculture en 2010/12 contre 4,1 milliards en 2006/08.

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