24 juin 2015 - 08:45 |

Le Liberia doit faire de la culture du riz une priorité politique

Les riziculteurs au Liberia ont besoin du soutien du gouvernement, a déclaré Fofi Bimba,  président du Comté Agriculture, Forêt et pêche de la Chambre des Représentants, à l'occasion d'une conférence sur 3 jours intitulé "Echange de systèmes d'intensification du riz entre pays anglophones", rapporte oryza.com.

Certes, a-t-il précisé, les producteurs reçoivent une formation mais le gouvernement ne leur donne pas les moyens de développer leurs cultures. Et le responsable d'en appeler aux systèmes législatif, exécutif et judicaire du pays pour créer un agenda précis pour atteindre cet objectif. Il a souligné aussi la nécessité pour le gouvernement d'élaborer une politique de subvention à la production et de positionner le développement de la riziculture parmi ses politiques prioritaires.

Le riz est le produit alimentaire de base du Liberia, rappelle  Fofi Bimba, et le pays dépenserait chaque année$ 200 millions pour importer du riz, parfois de pays comme le Bangladesh qui compte 10 millions d'habitants et qui dispose de beaucoup moins de terres disponibles que le Liberia !

L'impact ravageur humain, social et économique du virus Ebola sur l'agriculture, a fait grimper en flèche, de 24%, les importations de riz nécessaires au pays cette année, à 350 000 t contre 282 250 t en 2014, selon les estimations de la FAO. Selon les chiffres  du Département américain de l'Agriculture (USDA), la consommation nationale s'élèverait à 450 000 tonnes (t) avec une production de 149 000 t de riz usiné en 2014/15 et donc des importations estimées par l'agence américaine à  300 000 t pour la campagne qui court d'octobre à septembre. Notons que les prix moyen du riz sont actuellement d'environ $ 350 à 370 la tonne FOB (voir notre tableau des Cours) d'origines asiatiques.

Ceci dit, les progrès faits dans la riziculture au Liberia ces dernières années ont été notées au cours de la conférence. L'introduction du système de riziculture intensive (SRI) a permis de faire passer les rendements de 1-2 tonne à l'hectare à 4,5 t/ha sur des superficies de culture conventionnelle, non-irriguée et nombre de planteurs ont adopté cette méthode. Concrètement, il s'agit de repiquer le riz plus jeune (dès 8 jours), de le repiquer plus espacé, de contrôler l’apport en eau (le riz n’est pas une plante aquatique) et de faire une rotation des cultures (par exemple, 3 mois haricots, 3 mois pommes de terre et 6 mois riz). Outre l’accroissement du rendement, le SRI limite la consommation de semences.

Secteurs: 

Publicité

Votre publicité sur notre site

En savoir +