25 février 2019 - 17:21 |

Le Sénégal accélère l’intégration de certains OGM

Le Sénégal passe à la vitesse supérieure en matière d'adoption de certains organismes génétiquement modifiés (OGM). Il examine une nouvelle loi sur la biosécurité qui permet l’approbation accéléré de certains OGM, rapporte le Département américain de l’agriculture (USDA). Ce projet de loi doit encore être examiné en Conseil des ministères avant d’être soumis à l’Assemblée nationale pour approbation.

Une législation qui s’inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale de biosécurité (2019-2023) qui a pour objectif la mise en place d’un cadre législatif et règlementaire adapté afin que le pays puisse recourir à des biotechnologies modernes et sécurisé à l’horizon 2030. Une politique en faveur des OGM validée en 2017 par l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal qui déclarait « il n’y a aucun risque à consommer des aliments issus d’OGM » et qui provoqua l’année dernière de vive critiques de la part du Comité Ouest africain des semences paysannes à travers un titre éloquent : Le Sénégal se prononce favorable à l’introduction des semences OGM sur la base du faux rapport de l'Académie des sciences.

Avec cette loi, le Sénégal emboiterait le pas du Burkina Faso qui est réputé posséder le système de réglementation en matière de biosécurité le plus expérimenté de la région ouest africaine, selon l'USDA. Rappelons qu’en 2012, le Burkina Faso a adopté une nouvelle loi sur la biosécurité pour faciliter la recherche et la commercialisation des produits génétiquement modifiés. Une mesure qui a permis l’introduction du coton transgénique pour la culture, ainsi que la recherche et le développement du niébé Bacillus thuringiensis (Bt) et de moustiques génétiquement modifiés.

Parallèlement, la Cedeao a élaboré un projet de loi sur la biosécurité en mars 2016 qui fait encore l’objet d’études et de discussions dans la mesure où il permettrait l’introduction d’OGM dans tous les Etats de la Communauté.

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Commentaires

Il semble que, une fois de plus, les mirages de la technologie attirent plus dirigeants et bailleurs de fonds que le savoir empiriques des paysans. J'avoue très humblement ne pas arriver à me faire une opinion sur les OGM. Est-ce un bien, Est-ce un mal ? Je ne suis pas encore arrivé à trouver des informations fiables et impartiales pour trancher. Mais, en montagnard, quand je ne suis pas sur de ce que la montagne me réserve devant moi, soit je cherche une trace plus sure, soit j'avance prudemment. J'espère que les autorités sénégalaises sauront faire preuve de pareille prudence. A ce titre je me permets de rappeler que le Burkina qui est cité en exemple pour l'utilisation des semences de coton OGM a abandonné cette voie après quelques années. J'espère aussi que si des variétés OGM de sorgho, d'arachide, de maïs sont largement diffusées demain au Sénégal, un étiquetage sera mis en place afin que les consommateurs soient clairement informés et qu'ils puissent choisir, en toute connaissance de cause, de consommer des aliments contenant des produits génétiquement modifiés. Et ça, je suis hélas convaincu que ce n'est pas gagné !

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