25 avril 2017 - 14:00 |

Le gouvernement du Burkina Faso renforce le contrôle des prix alimentaires

Depuis vendredi dernier, au Burkina Faso, des contrôleurs du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, accompagnés d'agents de sécurité et de journalistes, se rendent dans de petites boutiques de quartier mais aussi dans des supermarchés à Ouagadougou pour vérifier si l'accord tripartite gouvernement-secteur privé-société civile tendant à stabiliser les prix de 13 produits de grande consommation, est bien appliqué, rapporte lefaso.net.

Parmi ces 15 produits figurent nombre de produits alimentaires dont le riz, le maïs, le sorgho blanc, le petit mil, les huiles alimentaires de SN-Citec, le sucre de SN-Sosuco, la farine, le lait et les produits laitiers. Rappelons qu'en Conseil des ministres le 15 mars dernier, le Cadre de concertation tripartite avait décidé la création d’une commission pour analyser la structure du prix du pain et avait décidé d'intensifier la campagne de contrôle des prix.

Outre les prix, les contrôles -effectués par les contrôleurs du ministère accompagnés d'agents de sécurité et de journalistes- portent sur les dates de péremption et le poids des marchandises.

" Du fait de la suspicion et de la rumeur qui ont circulé que les prix ont augmenté, il y aura assurément des opérateurs économiques et des commerçants véreux qui vont augmenter les prix. Donc, l’exercice d’aujourd’hui, c’est d’aller constater de visu que les prix n’ont pas changé et que la réglementation est respecté et les prix qui ont été arrêtés au dernier cadre de concertation tenu le 14 mars 2017 qui est en vigueur », a expliqué le ministre Stéphane Sanou. « Les contrevenants seront sanctionnés à la hauteur de leur forfait », a-t-il précisé.

Les principales infractions relevées ces derniers jours ont porté sur le défaut d'affichage des prix, la vente de produits périmés et de faux poids, notamment du riz.

Sur le terrain, côté commerçants, on souligne  qu'il est difficile de respecter les prix de certains produits, notamment le sucre car les grossistes leur vendent le paquet de sucre à FCFA 700 et ilx devraient le revendre FCFA 750, rapporte lefaso.net.

Les amendes vont de FCFA 5 000 à FCFA 5 000 000 ; les récidivistes risquent des peines de prison et la fermeture de leur magasin.

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