26 octobre 2010 - 10:34 |

Cri d'alarme des producteurs de bananes en Côte d’Ivoire

Le prix actuel de vente de la banane ne couvre pas le prix de revient

(26/10/2010) L’Organisation centrale des producteurs-exportateurs d’ananas et de bananes (OCAB) tire la sonnette d’alarme estimant que la filière banane en Côte d’Ivoire est en péril. Nous reprenons ci-dessous leur communiqué.

« Le prix de vente de la banane verte observé depuis des semaines sur les marchés français et européen ne permet plus de couvrir le prix revient des producteurs de banane rassemblés dans l’OCAB Côte d’Ivoire. Leur existence même est en péril !
En effet, pour compliquer la situation, les coûts de production n’ont cessé d’augmenter ces derniers mois (énergie, emballages et intrants), alors que nos concurrents latino-américains voyaient leur marge gonfler automatiquement grâce au renforcement de la parité €/$.
Ces producteurs bénéficient, depuis le 15 décembre 2009, d’une baisse de 16% du droit de douane sur leurs bananes à l’entrée de l’UE alors que les producteurs africains ne savent pas encore, presque un an après, quand ils pourront bénéficier des mesures d’accompagnement envisagées pour les soutenir dans l’adaptation à ces nouvelles conditions de marché.
Nos plantations sont attentives aux aspects sociaux (logements, dispensaires, écoles, accès à l’eau potable et à l’électricité) et environnementaux. Elles sont également techniquement engagées (agriculture raisonnée, certifications, Global Gap…) et régulièrement auditées pour en vérifier la conformité dans le souci de délivrer un produit sain et socialement responsable au consommateur.
Nous exportons chaque année en Europe plus de 80 000 tonnes de banane, cultivées par 5 000 personnes (plus de 16 000 emplois indirects), contribuant ainsi au maintien indispensable des activités en zone rurale, évitant l’exode vers Abidjan ou l’Europe.
Au-delà des décisions prises au sein des Institutions de l’Union Européenne ou encore de l’Organisation Mondiale du Commerce, les producteurs de l’OCAB en appellent au sens des responsabilités des dirigeants des structures de mise en marché (importation,, mûrisserie, et distribution) pour que des prix décents leur soient payés et que leurs plantations puissent continuer d’assurer un avenir digne aux générations futures de l’Afrique : C’est NOTRE RESPONSABILITE COMMUNE ! »

Publicité

Votre publicité sur notre site

En savoir +