26 octobre 2016 - 16:45 |

Légère hausse des prix des produits agricoles en 2017, selon la Banque mondiale

La majorité des prix des produits de base ont continué à augmenter au troisième trimestre 2016 par rapport au plus bas atteint au début de l’année. Pour 2017, le prix de pétrole brut devrait progresser pour atteindre $55 le baril contre une moyenne de $43 en 2016 tandis que les prix des métaux augmenteraient fortement et ceux des produits agricoles légèrement, avoir chuté en 2016, mais les variations sont grandes selon les spéculations. Ce sont les dernières  estimations de l’édition trimestrielle  Commodities Markets Outlook de la Banque mondiale.

L’indice des prix agricoles est demeuré stable au troisième trimestre 2016 mais les variations sont grandes suivant les spéculations. En effet, les prix des céréales ont décliné de 9%  plombés par d’abondantes récoltes en Australie, Asie Centrale et aux Etats-Unis tandis que les boissons ont progressé de 4% suite à la hausse de 10% du prix du café.

Pour 2017, la Banque mondiale estime que les prix  agricoles se redresseront légèrement, plus 1,4%, principalement en raison de la hausse anticipées des prix de  l’énergie.  Les prix des céréales devraient s’apprécier  de 3%  l'année prochaine, ceux de huiles et farines d'oléagineux de  2%, après avoir progressé de 5% en 2016. Quant aux prix des boissons (cacao, café, thé), ils devraient légèrement baisser en 2017 tandis que les matières premières agricoles (bois, caoutchouc, coton, tabac)  gagneraient 3% après avoir chuté de 4% en 2016.  

 

Parmi les facteurs ou risques qui influenceront les prix agricoles en 2017, la Banque mondiale met l’accent sur les prix de l’énergie, les conditions météorologies, les politiques commerciales pour soutenir les prix  à la production et les politiques en matière de biocarburants.

La Banque mondiale estime que même si La Nina se concrétise, son impact sera limité et globalement n’affectera pas les marchés mondiaux. En revanche, l'institution internationale considère  que les politiques de soutien des prix aux producteurs auront un impact sur les prix agricoles. Elle mentionne par exemple la nouvelle politique indonésienne qui fixe pour les quatre prochains mois un prix de référence pour les produits alimentaires, comme le riz le maïs ou le soja. Ainsi pour chaque produit un prix minimum est fixé pour le producteur, prix qui est plafonné afin de ne pas affecter le consommateur en cas de forte hausse. Une politique qui n’est pas isolée. Ainsi, en Inde un prix minimum est fixé pour le riz, en Afrique du Sud  un droit à l’importation est apposé sur le blé ou  encore au Nigeria les équipements agricoles sont subventionnés. Un deuxième défi dans les politiques concerne la Chine et la fin de sa politique de stockage pour le coton et le maïs. Enfin, la Banque mondiale estime que l’impact des biocarburants sera moins important à l’avenir soulignant que le changement est déjà perceptible, la production ayant augmenté que marginalement en 2014 /15 après avoir progressé de 10% par an au cours des 15 années précédentes.

 

 

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