Guinée, Togo, Burkina Faso gonflent leurs budgets agricoles pour 2021

 Guinée, Togo, Burkina Faso gonflent leurs budgets agricoles pour 2021
Partager vers

2020, annus horribilis, alors vivement 2021 ! Et, à regarder de plus près différents projets de loi de finances en Afrique de l’Ouest, l’agriculture a le vent en poupe, sans doute car la pandémie fait et à fait craindre pour la sécurité alimentaire (lire nos informations sur le budget du Sénégal : Au Sénégal, le budget 2021 de l’Agriculture en hausse de 12,41% mais en dessous de l’objectif de Maputo).

En Guinée, l’Assemble nationale a commencé à examiner hier le projet de loi de finances 2021 présenté par les deux ministres du Budget, Ismael Dioubate, et de l’Economie, Mamadi Camara. Le secteur du développement rural (agriculture, pêche, élevage) absorbe 12,4% du total des dépenses d’investissement contre 10% en 2020. « Plus spécifiquement, le volet investissement du sous-secteur de l’agriculture croit de 15% par rapport à son niveau de 2020 », a précisé Ismael Dioubate. On note également une envolée de 66% des dépenses pour le programme d’infrastructures routières (8,3% du total des dépenses budgétaires), un facteur de la première importance pour l’agriculture afin d’évacuer au mieux les denrées et limiter les pertes alimentaires.

A noter que le gouvernement prévoit pour 2021 un taux de croissance du PIB de 5,5% , un taux d’inflation de 8% et un taux de change de GNF 9 996,8 pour 1 dollar. Les recettes totales sont estimées à 23 400,3 Mds, soit 14% du PIB, face à des dépenses totales de 27 627,7 Mds, soit 16,5% du PIB dont 8 222 Mds en dépenses d’investissement, soit 5% du PIB. Le déficit budgétaire s’établit à 4 228 Mds et les réserves en devises du pays s’établissent à trois mois d’importation. Ce projet de loi de finances avait été adopté par le gouvernement le 5 novembre et devra être adopté par l’Assemblée avant le 31 décembre 2020.

Au Togo, les parlementaires se sont penchés lundi sur le projet de la loi de finances 2021 qui avait été adopté jeudi 12 novembre en Conseil des ministres. Il est projeté à FCFA 1 521,6 milliards en charges et ressources, en baisse de 7,1% par rapport au budget définitif 2020 (FCFA 1 638 milliards). Le gouvernement entend consacrer environ FCFA 66 milliards au développement du secteur agricole et de l’agro-industrie, l’équivalent de 8,4% des ressources globales, derrière l’éducation, la santé et la défense. « Les ressources prévues vont servir à catalyser les investissements privés dans ce secteur et à créer les conditions (aménagement des terres ; fournitures d’intrants améliorés) d’attraction de financements privés pour la transformation de l’agriculture », est-il précisé.

Le Togo s’attend à des recetets budgétaires en baisse de FCFA 27,1 milliards l’an prochain, pour s’établir à FCFA 839,6 milliards (-3,1% par rapport à 2020). Une baisse que l’exécutif attribue principalement à la diminution des dosn programmes (qui chutent de 78,6%). Enfin, notons que cette nouvelle loi des finances acte le passage définitif du Togo au budget-programme.

Au Burkina Faso, les parlementaires se sont vus proposer le projet de loi de finances jeudi dernier.  Il s’établit à FCFA 2 110,974 milliards en recettes et 2 651,774 milliards en dépenses. Le budget du développement rural est de FCFA 123,904 milliards, soit 6,3% des prévisions budgétaires totales.

Autres Articles

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *