27 juin 2019 - 14:35 |

€ 116 millions et un nouvel angle d'attaque contre le travail des enfants dans le cacao ivoirien : la pauvreté

Le gouvernement ivoirien a lancé mardi une nouvelle stratégie pour lutter contre le travail des enfants dans la cacaoculture et dans d'autres filières : la pauvreté des familles de producteurs. Ce troisième plan, plus large que les précédents (le premier remonte à 2012), se déroulera sur la période 2019-2021, est d'un coût de FCFA 76 milliards (€ 116 millions).

 

Le biais choisi pour parvenir à un résultat tangible sont les femmes -car lorsqu'elles gagnent de l'argent, cela a une répercussion immédiate sur le bien-être de leur famille- ainsi que l'éducation, la santé, l'état civil. Sans oublier, la traçabilité au sein de la filière et la lutte contre les plantations cacaoyères illégales, a-t-il été expliqué.

 

"Je lance un appel solennel et pressant à toutes les parties prenantes impliquées dans la lutte contre le travail des enfants en Côte d'Ivoire, en vue d'éliminer du pays cette pratique d'ici 2025", a déclaré mardi à Abidjan la Première dame de Côte d'Ivoire, Dominique Ouattara, au lancement du plan national. Hier, c'était au tour de Patricia Sylvie Yao, secrétaire exécutive du Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants (CNS) qui est, par ailleurs, présidé par Dominique Ouattara., d'expliquer : "Aujourd'hui, nous avons décidons d'élargir notre action".

 

A noter que Tim McCoy, vice-Président de la Fondation mondiale du Cacao (WCF) et  Peter Van Rooij, directeur régional adjoint du Bureau international du travail (BIT) étaient présents mardi ont rassuré la Première Dame de leurs engagements à poursuivre la lutte contre le travail des enfants. Ils ont respectivement salué l’élaboration de ce nouveau plan qui prend en compte, selon eux, les questions d’ordre économiques liées au travail des enfants.

 

Selon une étude de la Fondation Walk Free en 2018, 890 000 enfants travailleraient dans les plantations cacaoyères ivoiriennes, soit celles de leurs parents, soit en raison d'un trafic transfrontalier d'enfants. Depuis 2012, 8 000 enfants ont été sauvés du travail forcé. Un centre d'accueil pour enfants en détresse a été construit à Soubré par la fondation Children of Africa.

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