27 septembre 2007 - 17:31 |

Le Rendez-vous Matières du Jeudi

Nervosité sur les marchés

(27/09/07)

Cacao. La période des pluies en Afrique de l’Ouest, et avec elle la propagation de la maladie de la pourriture brune, fait bondir les cours du cacao alors que la campagne principale démarre en Côte d’Ivoire et au Ghana. Mardi, à New York, les fèves ont touché leur prix le plus haut en neuf semaines, depuis le 25 juillet, stimulés par des achats de fonds et des rachats de découverts, selon des négociants.
A noter qu’en Côte d’Ivoire, les prix bord champ étaient en hausse dans certaines régions de production du 17 au 23 septembre, selon la Bourse du Café et du Cacao, suite une augmentation de l’offre qui a attiré les acheteurs.
Au Ghana, la filière a de nouveau obtenu la confiance des banquiers : vendredi dernier, 21 septembre, le consortium bancaire composé de Ghana International Bank, Natixis, Société Générale Corporate & Investment Banking et Standard Chartered Bank ont annoncé l’octroi au Ghana Cocoa Board (Cocobod) d’un préfinancement de campagne de $ 900 millions.

Café. « Le marché est totalement imprévisible. Seul compte actuellement le niveau des pluies au Brésil. Il n’y a pas encore de problème, juste un petit stress. Mais il faut rester vigilant ! », souligne un courtier. Les yeux resteront donc rivés sur le baromètre au Brésil jusqu’à la période de floraison en décembre, la fin de la période de risques de sécheresse. Pour l’instant, le stress hydrique est bien là, mais il est encore faible : il pleut un peu tous les jours mais insuffisamment. Quinze jours de sécheresse serait une catastrophe pour la prochaine récolte…
Cette situation rend très nerveux les marchés. L’Arabica a grimpé sur le marché à terme de New York mardi à un plus haut en deux ans et demi, pour ensuite retomber hier, mercredi, car on annonce des pluies dans le Parana pour vendredi. La position Décembre a clôturé à $ 1,28 la livre.
Le Robusta n’a pas été entrainé par ce mouvement haussier ces derniers jours.
(pour une analyse complète, voir notre blog café : http://africablog.sequencemedia.com)

Blé. Le blé de meunerie caracole toujours à des plus hauts jamais enregistrés, que ce soit au Chicago Board of Trade ou à Paris. La tonne s’échange à € 267,75 euros : les 300 euros touchés le 5 septembre dernier est donc en vue et les observateurs considèrent que le marché est toujours haussier. Les dernières soumissions de l’Egypte et du Pakistan sont prometteuses et il est fort possible que l’Inde revienne à l’achat. Alors, certes, il y aura sans doute des prises de bénéfices en fin de semaine, mais les cours de la céréale devrait continuer à grimper.
En effet, aujourd’hui, le Conseil International des Céréales a encore révisé à la baise de 6 millions de tonnes (Mt) ses estimations de récolte : le monde ne produirait plus que 601 Mt cette campagne, ce qui demeure toutefois supérieur aux 590 Mt obtenus la campagne dernière. Cette hausse de production devrait se poursuivre la campagne prochaine car les prix élevés continueront à inciter les producteurs à planter du blé et autres céréales.

Maïs. Le Conseil International des Céréales estime la récolte mondiale de maïs pour la campagne 2007/08 à 766 millions de tonnes (Mt), en hausse de 11 Mt par rapport à ses estimations du mois dernier et bien au-delà des 695 Mt récoltés la campagne dernière.
Les producteurs sud-africains devraient consacrer 2,669 millions d’hectares en 2007/08 à la culture du maïs, soit nettement plus que les 2,551 millions la campagne dernière, selon une première estimation du Crop Estimates Committee à Johannesburg publiée par Reuters aujourd’hui. Rappelons que les prix ont atteint un pic de 2 000 rands la tonne en début d’année car tout le monde craignait une pénurie de maïs. Il cote actuellement 1 851 rands pour le maïs blanc sur décembre et 1 919 pour le jaune sur la même position.

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