27 novembre 2019 - 15:56 |

Restauration de 200 ha de terres dégradées au Burkina Faso

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a organisé vendredi dernier à Ouagadougou, avec le Secrétariat permanent du Conseil national pour le développement durable (SP/CNDD), un projet pilote de plantation d’arbres pour restaurer les terres dégradées, souligne le quotidien burkinabè Sidwaya.

Le projet pilote de restauration des terres dégradées et de conservation de la diversité biologique consiste à reboiser 200 hectares  au Burkina Faso. D’une durée de deux ans, le projet est financé par le Service coréen des forêts : $ 80 000 pour la phase pilote et $ 500 000 dans un deuxième temps. Quatre espèces – le néré, le karité, la balanite et la tamarinier – seront replantées dans trois régions du pays : le Boulgou, le Comoé et l’Oubritenga.

A ces quatre espèces s’ajoutent deux autres légumineuses, l’acacia nilotica et faidherbia albida, pour restaurer les sols.

Le premier concerne 80 % des espèces ligneuses du Sahel ; elle est une source principale de bois de feu dans les régions les plus sèches. C’est une espèce bien connue des éleveurs. Envahissante, elle s’adapte très facilement à une large gamme de milieux, elle est résistante et se reproduit facilement. Le second est considéré comme l’arbre refuge de l’agriculture sahélienne. Cousin majestueux de l’acacia, il possède une large couronne qui permet aux cultures de prospérer et au bétail de se nourrir sous ses branches durant la saison sèche. C’est une plante remarquable qui se défeuille quand vient la saison des pluies afin que les cultures -qu’elle protégeait durant la saison sèche- puissent être correctement approvisionnées en pluies et en lumière.

La Grande Muraille Verte du Burkina Faso

Ce projet participe à la lutte contre la désertification. 5,16 millions d’hectares de terres sont dégradées dans le pays, et le Burkina entend restaurer 470 000 hectares de terres chaque année afin d’empêcher la dégradation de nouvelles terres durant la prochaine décennie.

Depuis le début des années 2000, à force de subir les dégradations environnementales, à la désertification et au changement climatique, les Etats sahéliens se sont mobilisés en partenariat avec la Banque mondiale et la Banque africaine de développement en créant une Nouvelle stratégie africaine de lutte contre les changements climatiques (NSAL/CC) dénommée « Grande muraille verte ». Large de 15 km et étendue sur 7 600 km de Dakar à Djibouti.

De nos jours, ce projet est toujours d’actualité, la FAO témoignait en juillet dernier des années d'études en faveur de la Grande muraille verte au Burkina Faso grâce à son projet Action contre la désertification. En effet, depuis 2017, l’agence spécialisée des Nations Unies aide à la restauration de terre dégradées dans le pays grâce à la mise à disposition de savoir-faire scientifique. Ainsi, le programme Action de la FAO a utilisé la mécanisation pour restaurer les terres et le principe fonctionne : 95 % du couvert végétal d’une parcelle de 200 hectares a été restaurée.

Bien que les victoires contre la désertification s’enchainent au Burkina, le terrorisme oblige de nombreuses migrations de populations qui mettent à mal les programmes de réhabilitations des terres. Une problématique contre laquelle le projet du PNUE devra également faire face.

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