28 mai 2018 - 17:15 |

FCFA 616 milliards pour sauver la forêt en Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire prend le taureau par les cornes pour tenter de sauver sa forêt, qui se réduit comme peau de chagrin. Le taux de déforestation a atteint 89% sur un siècle (cf. nos informations).

Une nouvelle politique forestière – Déclaration de politique de préservation, de réhabilitation et d’extension des forêts - a été adopté e mi-mai par un Conseil présidentiel. Entérinée lors du conseil des ministres de mercredi dernier, sa mise en œuvre nécessitera une enveloppe de FCFA 616 milliards (939 millions) sur 10 ans. FCFA 4 milliards ont été immédiatement  mobilisés pour cette politique lors du conseil des ministres, le solde sera recherché auprès des bailleurs de fonds et du secteur privé. Le gouvernement compte atteindre un taux de restauration de 20% d ‘ici à 2030.

La Déclaration « prend en compte les engagements internationaux de la Côte d’Ivoire en matière de préservation de l’environnement et de lutte contre le changement climatique ainsi que la nécessité de poursuivre le développement socio-économique du pays, à travers les secteurs de l’agriculture et de l’industrie du bois. Plus spécifiquement, le gouvernement, à travers cette Déclaration de politique forestière, entend mobiliser l’ensemble des acteurs publics et surtout privés autour des forêts ivoiriennes. A cet effet, la déclaration met l’accent sur le renforcement et le strict respect du dispositif législatif et réglementaire de protection des arbres et des massifs forestiers ainsi que sur l’augmentation du nombre des aires protégées et des forêts classées » indique le communiqué du conseil des ministres.

Lors d’une conférence de presse vendredi, le ministre des Eaux et Forêts, Alain Richard Donwahi, a précisé que le code forestier serait révisé pour sanctionner les personnes qui dégraderaient et/ou détruiraient la forêt. Une politique qui fait aussi  la part belle à l’agroforesterie. «Cette politique innove avec l’introduction de l’agroforesterie qui permettra de, non seulement réinstaller les communautés qui se seraient introduites dans les forêts classées pour des productions intensives, mais aussi, le financement du reboisement avec l’aide des partenaires privés pendant un temps déterminé sur des terres qui appartiennent à l’Etat », a souligné le ministre.

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