28 mai 2021 - 17:59 |

Du matériel agricole, aux oeufs, à l'emballage, les prix flambent en France !

Les informations fusent de toutes les filières : les prix sont en hausse ! Ainsi, selon le Syndicat français des industriels de l'agroéquipement.(Axema), 86 % des industriels français qui fabriquent des matériels agricoles disent avoir des carnets de commande « bons, voire très bons », mais souffrent de « grandes difficultés d'approvisionnement » et des « pénuries sur les matières premières et les produits finis », selon David Targy, économiste d'Axema. En conséquence, 95 % des membres d'Axema vont augmenter leurs prix cette année, 86 % vont allonger leurs délais de livraison (ce qui peut conduire à des annulations de commandes car l’agriculteur en a besoin à un moment bien précis) et 13 % envisagent même des arrêts de production, voire des fermetures d'usine pour 6 % d'entre eux. Une étude sur laquelle nous reviendrons plus en détail ces prochains jours car elle impacte l'Afrique dans ses importations de machinisme agricole.

En France encore, avant-hier, c’était au tour du Syndicat national des industriels et professionnels de l’œuf (Snipo) de tirer la sonnette d’alarme. Et là encore, la filière œuf en France a son incidence sur l’Afrique vers laquelle elle exporte. Le Snipo fédère les centres d’emballage d’œufs et fabricants d’ovoproduits français qui représentent environ 90% des volumes commercialisés. Entre avril 2020 et avril 2021, l’augmentation des cours a atteint 23,5% pour le tourteau de soja et 24,8 % pour le blé. L’indice du coût des matières premières entrant dans l’alimentation des poules pondeuses calculé par l’Institut technique de l’aviculture (Itavi), affiche quant à lui une hausse de 25,5% sur les 4 premiers mois de l’année 2021 par rapport à la même période de 2020. «Cela représente une hausse de plus de 60 € par tonne d’aliment», explique le Snipo. «Cette flambée entraîne une augmentation du coût de production de plus de 1 centime par œuf, soit 20 centimes par kilogramme d’œuf entier liquide ; et ce sur tous les modes d’élevage». Face à cette flambée du coût des matières premières, le Syndicat demande à l’Etat français « une indexation du prix de vente des œufs et des ovoproduits sur l’évolution du coût de l’alimentation des poules pondeuses ».

Un peu plus tôt ce mois-ci, le Syndicat français des entreprises de commerce international de matériels d’emballage, process, marquage et contrôle (Secimep) a alerté sur l’actuelle pénurie de composants électroniques et de matières premières qui entrent dans la constitution des lignes de production d’industriels tels que l’agroalimentaire, la boisson, etc.. Plus de 60% des adhérents du Secimep déclarent subir des retards de livraison de 4 à 10 semaines avec pour conséquence, entre autres, une hausse des prix.

Filières: 
Secteurs: 
Matières premières: 
Non
Énergies renouvelables: 
Non

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