28 octobre 2020 - 13:50 |

Les investissements directs étrangers dans le rouge

Les investissements directs étrangers (IDE) mondiaux ont plongé de 49% sur un an au cours du premier semestre 2020 à $ 399 milliards et leur chute pourrait atteindre 40% sur l'ensemble de l'année, conséquence des craintes sur l'économie liées à la pandémie du coronavirus, selon un rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) publié hier. Dans le sillage de la pandémie, les confinements décrétés à travers le monde ont ralenti les projets d'investissement existants et les perspectives d'une profonde récession ont incité les entreprises multinationales à réévaluer leurs projets.

"Le déclin des IDE est plus important que nous ne l'avions prévu, en particulier dans les économies développées. Les économies en développement ont relativement mieux résisté à la tempête au cours du premier semestre", a déclaré James Zhan, directeur des investissements et des entreprises à la Cnuced.  Ajoutant, "Les perspectives restent très incertaines".

Les flux d’IDE dans les pays développés ont glissé de 75% sur le 1er semestre 2020, la baisse touchant particulièrement l’Europe  dont notamment les Pays-Bas et la Suisse.

Dans les économies en développement, les flux d’IDE ont été plus résilients avec une baisse de 16% mais principalement en raison de la résistance des investissements en Chine. Néanmoins, les nouvelles implantations (Greenfield projets) chutent de 49%, ce qui n’est pas un bon signe pour les prochains mois. Les flux ont baissé de 12% en Asie mais de 28% en Afrique et de 25% en Amérique du Sud.

Plus précisément en Afrique sub-saharienne, les flux d’IDE déclinent de 28% à $16 millions sur le 1er semestre 2020. Quant aux Greenfield Projets, la baisse est de 66% et de 44% pour les fusions-acquisitions transfrontalières.

Pour 2021, les flux d’IDE devraient à nouveau reculer mais modérément, de l’ordre de 5 à 10%, estime la Cnuced.

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