28 novembre 2018 - 10:18 |

Les bailleurs en quête de $ 420 millions pour le barrage de Kandadji au Niger

Une table ronde des bailleurs travaillant sur la deuxième étape du Plan d’action de réinstallation du programme Kandadji, au Niger, se tiendra le 30 novembre à Abidjan, au siège de la Banque africaine de développement (BAD). Il s'agit  de mobiliser "rapidement", précise le communiqué,  près de $ 420 millions pour financer la réinstallation des personnes qui seront déplacées du fait de la construction du barrage, soit quelque 38 000 personnes.

Notons que le 2 novembre s'est tenue à Niamey une rencontre d’information avec les partenaires et les acteurs impliqués, notamment la Coordination nationale des usagers (CNU), l’Autorité du Bassin du Niger (ABN), la Coopération allemande et de l’Union européenne,

Rappelons que la construction du  barrage de Kandadji, situé sur le fleuve Niger, à180 km de Niamey et à 60 km en amont de la frontière du Mali,  a été conçu en 2002 et lancée en 2008 sous la houlette du Haut-commissariat à l’aménagement de la vallée du Niger. Les travaux ont réellement commencé en mai 2011 et, pour les bailleurs, il s'achèverait fin 2020. La construction est gérée par, une entité publique sous la tutelle du Premier ministre Les travaux ont démarré avec l’entreprise russe Zaroubegevodstroï puis par avec  China Gezhouba (CGGC). Les principaux partenaires financiers et techniques sont la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID), la Banque mondiale et l'AFD mais serotn également présents à la table ronde la BIDC, la BADEA, la BOAD, le FAD, le FKDEA, le FSD et l'OFID.

Le barrage (8,5 km de long et un réservoir de 1 569 km3) a pour vocation, soulignent les bailleurs, d’assurer un débit minimal de 120 m3/seconde sur le fleuve Niger, de sécuriser l’alimentation en eau potable de l’agglomération de Niamey, de mettre en valeur par l’irrigation environ 45 000 ha notamment pour le riz paddy et de produire de l’électricité avec une puissance de 125 MW pour une production annuelle de 629 GWh, ce qui augmenterait de 55% la production nationale.

Un projet qui suscite bien évidemment des controverses (lire Trois ONG françaises remettent en cause les pôles de croissance agricoles en Afrique)

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