31 mars 2014 - 00:00 |

Pas d'accord au sein de la Cedeao pour la signature de l'accord commercial avec l'UE

Le Nigeria craint toujours pour son industrie naissante

Les dirigeants d’Afrique de l’Ouest ne sont pas arrivés à se mettre d’accord, samedi, sur la signature d’un Accord de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne (UE) qui ouvre réciproquement mais graduellement les économies des deux blocs. La Cedeao maintient son accord de principe quant à la signature d’un APE, mais le Nigeria, notamment, aurait émis d’importantes réserves sur des éléments techniques, empêchant le feu vert final.

Les négociations ont subi un accroc il y a deux ans, après que la Cedeao ait émis des réserves sur la levée de barrières commerciales, craignant pour les industries locales naissantes. Mais en octobre dernier, un accord sur la création d’une union douanière entre pays d’Afrique de l’Ouest avait été conclu, relançant les négociations sur un APE avec l’UE. En effet, la Cedeao a accepté d’harmoniser sa réglementation avec des pays comme le Ghana et la Côte d’Ivoire qui ont déjà des accords de libre échange avec l’UE.

La Cedeao s’est donnée deux mois pour éliminer les derniers obstacles et remettre le dossier sur la table.

Rappelons que dans le cadre de l’APE, l’UE donne un accès libre total et immédiat à son marché à tous les produits de la Cedeao, dont, bien évidemment, les produits agricoles. De leur côté, les pays membres de ce dernier ouvrirait 75% de leurs marchés sur une période graduelle de 20 ans. Les négociations techniques le mois dernier avaient abouti à une proposition de Bruxelles d’accorder à la Cedeao € 6,5 milliards sur 5 ans pour aider à l’intégration de ces économies dans le marché mondial.

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