01 mai 2007 - 19:06 |

La facture africaine rizicole sera salée !

Harmonisation des activités des centres de recherche africains

01/05/07 – La facture pour l’Afrique importatrice de riz sera salée cette année si la tendance persiste. En effet, le prix du riz ne cesse d’augmenter, selon les données publiées par le Cirad dans sa note Osiriz. Le Viet5 cotait en moyenne en mars dernier $ 304 contre $ 256 en moyenne sur l’année 2005 et le Thai 5 $ 322 contre 285. Tous les fondamentaux sont haussiers : la production mondiale en 2006/07 serait, selon la FAO, en baisse de 0,2%, à 631 millions de tonnes (Mt), les stocks mondiaux reculeraient d’un million de tonnes cette année, à 104 millions, souligne l’analyste Patricio Mendez del Villar du Cirad, leur plus bas en 25 ans. Les échanges mondiaux devraient, quant à eux, croître et atteindre 29,2 Mt cette année alors qu’ils avaient baissé de 4%, à 28,6 Mt en 2006.
L’Afrique contribue largement à cette reprise vigoureuse du commerce mondial puisque, malgré une hausse de 7% de sa production rizicole continentale à 22 Mt en 2006/07, elle verrait ses importations croître de 5% à 9,4 Mt cette année.
Une situation qui met particulièrement en relief l’accord conclu le 28 mars dernier tendant à harmoniser les activités du Centre de riz pour l’Afrique (ADRAO) – association de recherche intergouvernementale autonome composée de pays membres africains basé à Cotonou au Bénin – avec celles du Centro Internacional de Agricultura Tropical (CIAT), de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) à Ibadan au Nigeria, et de l’Institut international de recherche sur le riz (IRRI). Rappelons que l’ADRAO, l’IRRI, le CIAT et l’IITA sont des centres soutenus par le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI).
En tenant compte des avantages comparatifs de l’ADRAO et de l’IRRI, cinq domaines thématiques ont été identifiés en vue des activités de recherche conjointes sur le riz : génomique, semences, politique, post-récolte et chaîne de la denrée. Des démarches ont déjà été entreprises pour mettre en place des services communs pour l’ADRAO et l’IITA à la station de recherche de Cotonou.
A noter, d’autre part, le lancement d’un programme de stage de 2 ans à l’ADRAO pour les étudiants africains en MSc ; le développement par l’ADRAO d’une stratégie pour influencer les décideurs politiques africains à investir davantage dans l’agriculture et dans la recherche agricole ; la rationalisation de la structure de recherche. D’autre part, il a été constaté que les installations de l’ADRAO en Côte d’Ivoire, y compris la banque de gènes, sont « intactes et bien entretenues », souligné l’institut.

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