03 mai 2011 - 09:46 |

L'Italie met $ 20 millions sur le jatropha au Mozambique

A terme, une usine de biocarburant sera créée à Moamba

(03/05/2011)

L’Italie va financer un projet de culture de jatropha dans le Sud du Mozambique, dans le district de Moamab, pour $ 20 millions, a annoncé le 26 avril la télévision du Mozambique. La production sera exportée en Italie pour fabriquer du biodiésel.

A Sabie, dans le sud de la province de Maputo, 70 ha de jatropha sont déjà consacrés depuis octobre 2008 à la culture de cette plante et Joao Alves, technicien agraire, a annoncé que l’objectif était d’atteindre 120 ha, afin de collecter 200 tonnes de jatropha par saison.

La deuxième phase du projet italien consistera à créer une usine à Moamba pour la fabrication sur place de biodiésel qui sera vendu sur place et à l’export. Pour réaliser ce projet, des semences du Brésil, d’Inde, de République dominicaine et de Tanzanie ont été testées mais ce sont les variétés locales qui ont été retenues car plus résistantes.

Actuellement, le jatropha serait également cultivé dans les provinces du sud de Gaza et à Inhambane, la province de Manica, au centre du Mozambique, ainsi que dans les provinces de Nampula et de Niassa, dans le nord.

Rappelons que le jatropha pousse à l’état sauvage dans de nombreux pays tels Madagascar, l’Egypte, l’Amérique centrale, l’Amérique du Sud ou encore l’Inde, le Cambodge, le Laos, et plusieurs pays du Sahel, sur des terrains semi-arides dévolus essentiellement à l’élevage extensif. Quelque 160 espèces de jatropha sont actuellement dénombrées parmi lesquelles certaines ont des vertus médicinales. Mais des graines de jatropha est extraite une huile qui présente une grande viscosité qui se réduit lorsqu’on la chauffe pour devenir au delà de 110° semblable au diesel.

Une plante fournit chaque année de 1 à 4 kg de graines. Huit kilos de fruits donnent 1,5 litre de bio-carburant. Chaque graine contient environ 35% d’huile. Les arbustes produisent des fruits pendant 50 ans. Plusieurs expériences de culture intensive sont menées actuellement par les pétroliers et les Etats à Madagascar et au Brésil notamment.

Publicité

Votre publicité sur notre site

En savoir +