03 juin 2015 - 21:15 |

Le Ghana étend sa campagne principale cacaoyère

Difficile campagne cacaoyère pour le Ghana  cette année ! Alors que le Cocobod anticipait au début de la campagne 2014/15, une production d’environ 1 million de tonnes (Mt), il a révisé ensuite ce chiffre à 850 000 tonnes, puis 750 000 tonnes.  Et cela pourrait être moins, l’Organisation internationale du cacao (ICCO) l’estime à  696 000 tonnes.

Aujourd’hui, le Cocobod a étendu « indéfiniment » la période d’achat du cacao de la récolte principale afin d’assurer l’offre de fèves pour l’exportation et éviter de faire défaut sur les contrats de vente. Les achats de cacao à la fin  mai s’élèveraient à environ 600 000 tonnes.

"Nous sommes en train de recevoir environ 20 000 tonnes de fèves chaque semaine dans les fermes et nous avons besoin de continuer afin de ne pas briser les entrées de stocks et les expéditions" a indiqué une source du gouvernement  à Reuters.

Les négociants européens sont inquiets quant à la capacité du Ghana à fournir entre 150 000 et 200 000 tonnes de fèves de cacao premiums, qui ont déjà été vendues.

La décision d’étendre la période d’achat viserait  aussi à empêcher les fèves ghanéennes de franchir la frontière pour être vendues en Côte d’Ivoire.  Habituellement, le Cocobod fait une pause de trois semaines entre les deux récoltes, principale (octobre à mai) et intermédiaire (juillet à septembre), pour permettre aux acheteurs de mobiliser la logistique. Cependant, certains craignent que les fèves actuellement stockées dans les plantations passent en contrebande en Côte d’Ivoire si une pause était faite.

Sur la campagne précédente, la contrebande aurait porté sur 100 000 tonnes. Pour y faire face le Cocobod avait fixé en octobre pour la campagne en cours un prix au producteur nettement supérieur à celui offert en Côte d’Ivoire.  Cependant le cédi a perdu de sa valeur, et le différentiel s’est effacé avec d’un côté 5 520 cedis la tonne ($ 1347) pour le Ghana et FCFA 850 ($ 1,44) le kilo pour la Côte d’Ivoire. Les cacaoculteurs ivoiriens perçoivent actuellement environ 7% de plus pour leur fève que les producteurs ghanéens.

 

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