03 juin 2022 - 17:28 |

La Chronique matières premières agricoles au 2 juin 2022

Après deux séances consécutives de baisse, les bourses européennes et Wall Street ont clôturé en hausse hier soir. Mais la prudence était de mise jusqu'à la publication des chiffres mensuels de l'emploi aux Etats-Unis, très attendus au moment où les investisseurs s'inquiètent des risques de récession et à deux semaines des décisions de la Réserve fédérale. Hier, sa vice-présidente, Lael Brainard, a déclaré que des hausses de taux d'un demi-point ce mois-ci et en juillet seraient raisonnables et qu'il y avait peu de chance qu'une pause soit observée en septembre. Les marchés d'actions sont restés très volatils hier aussi en raison d'indicateurs économiques mitigés et de l'avertissement surprise lancé par Microsoft sur la vigueur du dollar.

Les marchés financiers britanniques, dont ceux de matières premières, sont fermés ces deux derniers jours pour fêter les 70 ans de règne de la Reine, le jubilé de platine. Ceci a limité les volumes d'échanges sur les marchés.

Sur les marchés monétaires, l'euro s’est échangé hier à $ 1,0732, soit en hausse après deux séances de baisse.

Le marché du pétrole a réagi hier soir à la décision de l'Arabie saoudite et d'autres pays membres de l'Opep+ d'augmenter leur production de pétrole pour compenser la baisse des extractions russes. Ceci dit, les analystes estiment que l'augmentation réelle de la production sera insignifiante car la plupart des membres de l'Opep, à l'exception de l'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, sont déjà au maximum de leur capacité. Le baril de Brent a terminé à $ 117,61 et celui du brut léger américain, WTI, à $ 117,01.

CACAO  CAFE  CAOUTCHOUC  COTON  HUILE DE PALME  RIZ  SUCRE 

CACAO

A New York, le cours du cacao a bien évolué cette semaine, terminant hier soir à $ 2 485 la tonne (t) sur l’échéance juillet contre $ 2 456 en fin de semaine dernière.  Le marché à Londres est resté fermé jeudi et aujourd’hui pour fête nationale, le cacao ayant clôturé mercredi à £ 1 794, parti vendredi dernier de £ 1 730 sur l’échéance septembre.

L’Organisation internationale du cacao (OIC) a légèrement révisé à la baisse son estimation de déficit pour la campagne 2021/22 en cours : il serait de 174 000 t contre les 181 000 t estimées précédemment. La production est maintenant attendue à 4,92 millions de tonnes (Mt) sur 2021/22, en baisse de 6% sur la campagne précédente, alors que les broyages augmenteraient de 1,5% à 5,05 Mt. L’organisation a également revu ses chiffres sur 2020/21 avec un excédent de 215 000 t.

En Côte d’Ivoire, les arrivages aux ports d’Abidjan et de San Pedro ont totalisé 1,898 million de tonnes (Mt) entre le 1er octobre et le 29 mai, en hausse de 5% par rapport à la même période la campagne dernière, estiment les exportateurs. En Côte d’Ivoire où les pluies ont été au-dessus des moyennes saisonnières la semaine dernière ce qui devrait renforcer la campagne intermédiaire qui court d’avril à septembre. Toutefois, on a besoin de plus de soleil dans les zones de production afin que le cacao sèche bien et pour éviter les moisissures.

A l’export, la Côte d’Ivoire a enregistré une chute de 9,4% des volumes expédiés entre le 1er octobre et fin avril, à 1 144 090 t, selon les données portuaires provisoires publiées le 1er juin. Les exportations de produits du cacao semi-finis et finis (poudre, beurre, chocolat) ont, cumulativement, glissé de 0,3% sur la même période à 279 460 t.

Notons que la Côte d’Ivoire et le Ghana, conjointement, ont publié le 1er juin le différentiel pays payé par les exportateurs de fèves afin d’accroître la transparence sur le marché (lire nos informations : La Côte d'Ivoire et le Ghana publie leur prime pays sur le cacao pour juin).

Côté entreprises, Barry Callebaut a lancé sa première usine d’achat, nettoyage des fèves, séchage et exportation en Equateur, a annoncé hier le groupe suisse.

CAFE

Petit coup de mou en cette fin de semaine sur le marché de l’Arabica à New York. Mais sur l’ensemble de la période sous revue, la progression est demeurée belle. Partie de $ 2,2695 sur juillet vendredi dernier, la livre (lb) a clôturé hier soir à $ 2,3825 après avoir touché en cours de séance un pic de $ 2,42 qui n’avait plus été atteint depuis le mois de février. Quant au Robusta coté à Londres, la tonne est passée de $ 2 097 vendredi dernier sur l’échéance juillet à $ 2 136 mercredi soir, hier et aujourd’hui étant fériés au Royaume Uni.

Un marché qui demeure bien soutenu car les flux de café du Brésil et d’Amérique centrale demeurent limités. A noter que l’Arabica du Guatemala a enregistré cette semaine sa plus forte prime d’origine depuis au moins 2010, à 82 cents la livre au-dessus de la cotation du marché à terme de New York. En outre, les stocks certifiés d’Arabica de l’ICE continuent de chuter : ils se situent à 1,04 Ms, leur plus faible niveau depuis la mi-mars. Selon certaines rumeurs, ils devraient encore fondre de 350 000 t prochainement.

En Asie cette semaine, les prix ont grimpé au Vietnam par rapport à la semaine dernière, suivant en cela la belle progression des cours mondiaux du Robusta à Londres alors que les volumes s’amenuisent à l’origine. Les producteurs dans les Central Highlands ont vendu leur café entre 41 400 et 43 100 dongs le kilo ($ 1,78-1,86) contre 40 600 à 41 700 dongs la semaine précédente. A l’export, les traders ont offert le Grade 2, 5% brisures et grains noirs, avec une décote allant de $ 230 à $ 240 la tonne contre $ 250 à $ 270 la semaine dernière. Le n°1 mondial du Robusta a enregistré une hausse de 24,2% de ses volumes exportés sur les 5 premiers mois de l’année calendaire, à 889 000 t, selon les statistiques gouvernementales.

En Indonésie, les grains de Robusta de Sumatra ont été offerts à l’export avec une décote de $ 170 à $ 180 par rapport au contrat juillet de de $ 250 par rapport à septembre. En comparaison, la semaine dernière, les traders ont proposé une décote de $ 170 à 180 sur le contrat juillet et de $ 250 sur celui de septembre. En effet, les prix ont baissé car la récolte bat son plein et les volumes sont conséquents. Mais les exportateurs se heurtent à une forte concurrence de la part des acheteurs pour approvisionner le marché local. « Une société locale achète actuellement d’importants volumes comme si elle craignait que la campagne s’arrête bientôt », explique un trader à Reuters.

Au Brésil, la récolte est en retard par rapport aux autres années. Au 31 mai, 18% des superficies ont été cueillies contre 20% l’année dernière à pareille époque et 23% en moyenne sur les cinq dernières années.

CAOUTCHOUC

Net rebond sur le marché du caoutchouc. Sur l’Osaka Exchange, les cours ont enchaîné six séances consécutives de hausse pour clôturer hier à 256,5 yens ($1,97) le kilo contre 246,8 yens vendredi dernier. A Shanghai, les cours sont passés de 13 220 yuans la tonne à 13 380 yuans ($2005,16) jeudi.

En Chine, l’assouplissement des mesures contre le Covid-19 et la levée du confinement le 1er juin de Shanghai alimentent l’espoir d’une amélioration de la demande du premier consommateur mondial. En outre, le yen s’est déprécié par rapport au dollar rendant les actifs  libellés en yen plus abordables lorsqu’ils sont achetés dans d’autres devises. Enfin, les prix plus fermes du pétrole apportent un soutien supplémentaire au marché.

En Thaïlande, qui représente 35% de la production mondiale de caoutchouc, les pluies perturbent toujours l’approvisionnement.

La Côte d’Ivoire a exporté 399 022 tonnes de caoutchouc naturel de janvier à avril 2022, en baisse d’environ 1,3% par rapport à la même période en 2021, selon les statistiques provisoires des ports.

COTON

Le coton a été plutôt sur la défensive cette semaine mais s’est repris hier terminant la semaine sous revue quasiment stable avec une clôture hier à 139,11 cents la livre sur l’ICE contre 139,42 cents vendredi dernier. Les pluies qui se sont abattues sur le Texas ont fait reculer le marché.  Mais moins la moitié  de la superficie en coton a été plantée et la sécheresse a été sévère. La météo peut encore jouer des tours à la hausse ou à la baisse. En outre, partout dans le monde à côté des conditions météorologiques, qui sont aussi peu favorables en Inde avec la perspective d’une mousson moyenne par exemple, le coût élevé, et pour certains pays la disponibilité, des intrants pèsera sur les rendements et donc la production.  

Des signes d’une baisse de la consommation sont de plus en plus présents avec la hausse de l’inflation qui grignote le pouvoir d’achat des consommateurs et limite leurs achats non essentiels, dont les vêtements. Ainsi Walmart Inc ou Gap ont abaissé cette semaine leurs prévisions de bénéfices pour l’ensemble de l’année.

Enfin, le dollar s’est apprécié cette semaine ce qui rend le coton plus onéreux pour les détenteurs d’autres devises.

Les  dernières prévisions de Comité consultatif international du coton (ICAC) montrent que la diminution de la taille des récoltes de certains des principaux pays producteurs de coton - dont l'Inde, l'Argentine et l'Afrique du Sud - a entraîné une consommation supérieure à la production à la fin de la campagne 2021/22. En revanche, pour la campagne 2022/23, l’ICAC anticipe une production mondiale de coton de 26,13 millions de tonnes avec des superficies en baisse de 1% (32,78 millions d’hectares) supérieure à la consommation mondiale projetée à 26,09 Mt. A noter, qu’avec la volatilité du marché, l’ICAC a suspendu ses prévisions de prix.

Le spécialiste Cotlook a aussi réduit simultanément ses prévisions de consommation  - en Inde,  en Chine, au Vietnam et en Turquie – à 25,923 Mt et de production- en Inde, aux Etats-Unis et au Brésil –   à 26,390 Mt  pour la campagne 2022/23. Les stocks mondiaux devraient augmenter de 467 000 tonnes.

Quant à la campagne 2021/22, les estimations de Cotlook sont aussi revues à la baisse avec une production mondiale à 25,274 Mt et une consommation mondiale à 25, 698 Mt. Les stocks devraient diminuer de 424 000 tonnes.

La Côte d’Ivoire a exporté 125 798 tonnes de coton de janvier  à avril 2022, en baisse d’environ 1,7% par rapport à la même période en 2021, selon les statistiques provisoires des ports. Sur le mois mars, les volumes expédiés ont été fortement révisés à la baisse à 12 946 tonnes contre plus de 29 000 tonnes initialement. Les chiffres d’avril sont aussi susceptibles d’être révisés. Une chute consécutive à l’arrêt des exportations de coton du Mali sous sanctions économiques de la Cedeao.

En Inde, suite à la hausse incessante des prix du coton, le ministre du Textile Piyush Goyal a demandé lundi aux autorités de prolonger l'exonération des droits d'importation sur le coton brut jusqu'au 31 décembre à partir de la date limite actuelle de septembre. L'exonération des droits d'importation jusqu'à fin septembre s'est avérée pour l’instant inefficace pour contrôler les prix du coton, qui ont maintenant dépassé la barre des 1 lakh (100000) de roupies par balle.

En Asie, l’industrie textile souffre, certains fabricants ne prenant pas de nouvelles commandes, d’autres fermant. En cause, la hausse des coûts, dont le coton, et des difficultés à la répercuter sur les clients alors même que les perspectives de la demande, notamment en Europe, s’assombrissent (Lire : En Asie, avec la hausse des coûts de nombreuses entreprises textiles produisent à perte).

HUILE DE PALME

Reprise du marché de l’huile de palme dont les cours ont clôturé hier sur la Bursa Malaysia Derivatives Exchange à 6 465 ringgits ($1 473) la tonne contre 6 351 ringgits vendredi dernier. "Les prix de l'huile de palme malaisienne sont soutenus par le mécanisme de politique d'exportation d'huile de palme contrôlé par l'Indonésie, et l'anticipation d'une baisse des stocks d'huile de palme malaisienne peut mettre fin aux stocks en raison de l'augmentation des exportations et de la baisse de la production", a déclaré Anilkumar Bagani, du courtier en huiles Sunvin Group, basé à Munbai.

Selon un sondage réalisé par Reuters, les stocks d’huile de palme en Malaisie à la fin du mois de mai devraient baisser d’environ 6% suite à une baisse de la production de 4% tandis que les exportations ont fortement rebondi. Selon les inspecteurs du fret, elles ont progressé entre 20% et 24,6%. Une hausse en partie consécutive à l’interdiction d’exportation de l’Indonésie durant trois semaines.

Le niveau de production en Malaisie est très incertain. Le Malaysian Palm Oil Council (MPOC) a révisé à la baisse cette semaine sa prévision de production à 18,6 millions de tonnes (Mt), contre 18,1 Mt en 2021.  En outre, l'Indonésie a annulé un plan visant à envoyer ses citoyens travailler dans les plantations de palmiers à huile de la Malaisie voisine. Le pays devait accueillir le premier grand groupe de travailleurs migrants d'Indonésie (164 travailleurs de l'île de Lombok) depuis la réouverture des frontières.  Rappelons que l’industrie fait face à une pénurie de plus de 100 000 travailleurs. L'Association malaisienne de l'huile de palme (MPOA) s'attend à l'arrivée d'environ 52 000 travailleurs migrants d'ici la fin de l'année, mais a averti que ce serait trop peu, trop tard pour que la production rebondisse.

Quant à l’Indonésie, le premier producteur mondial, elle a délivré vendredi des permis d'exportation à 21 entreprises pour un total de 275 454 tonnes de produits à base d'huile de palme, a déclaré Oke Nurwan, haut fonctionnaire du ministère indonésien du Commerce. Mais, depuis la levée de l’interdiction le 23 mai dernier les expéditions sont lentes. A terme, un haut responsable du ministère du Commerce a indiqué que l’Indonésie allouera environ 1 million de tonnes d'huile de palme à l'exportation, en donnant la priorité aux entreprises enregistrées pour le programme gouvernemental d'huile de cuisson en vrac. Mais aucun calendrier n’a été donné. L'Indonésie exporte généralement 2,5 millions de tonnes de produits à base d'huile de palme par mois.

L’Inde  a réduit les prix de base à l'importation de l'huile de palme brute et raffinée, tout en augmentant le prix de l'huile de soja brute, a annoncé mardi le gouvernement dans un communiqué. L'Inde, le plus grand importateur d'huiles comestibles au monde, a autorisé la semaine dernière l'importation en franchise de droits de 2 millions de tonnes d'huile de soja

Côté entreprise, le malaisien FGV Holdings a réalisé un bénéfice net au 1er trimestre 2022 de 369,2 millions de ringgit, contre une perte de 35,4 millions de ringgit ($8,09 millions) au cours du même trimestre de l'année dernière. Les recettes ont bondi de 73 % pour atteindre 5,85 milliards de ringgits ($1,34 milliard), dopées par la hausse des cours. "La perturbation de l'approvisionnement en huiles comestibles concurrentes causée par la guerre en Ukraine devrait maintenir le prix de l’huile de palme brute entre 4 500 ringgits et 5 000 ringgits par tonne en 2022", a déclaré FGV, le plus grand producteur d'huile de palme brute au monde.

De son côté, le Malaysian Palm Oil Council a estimé que les prix de référence de l'huile de palme en Malaisie resteraient entre 6 500 et 6 800 ringgits jusqu'à la fin juillet et tomberaient entre 6 300 et 6 500 ringgits jusqu'en septembre en raison de la reprise des exportations indonésiennes. "Une correction des prix de toutes les huiles végétales devrait avoir lieu d'ici la fin du quatrième trimestre 2022, mais l'huile de palme sera probablement échangée au-dessus de 6 000 ringgits par tonne", a indiqué Mohd Izham Hassan, directeur adjoint du MPOC.

RIZ

Les prix à l'exportation du riz dans les principaux hubs asiatiques ont augmenté cette semaine, soutenus par une forte demande.

En Inde, les prix du riz étuvé 5%  a grimpé à $355-$360 la tonne contre $350-$354 la tonne la semaine dernière avec une hausse de la demande. "Les acheteurs se tournent vers l'Inde parce que les prix sont plus compétitifs que les approvisionnements en provenance de Thaïlande et du Vietnam", a déclaré un exportateur basé à Kakinada dans l'Etat méridional de l'Andhra Pradesh.

Contrairement au blé ou plus récemment le sucre, l’Inde ne prévoit pas de freiner les exportations de riz car elle dispose de stocks suffisants et les tarifs locaux sont inférieurs aux prix de soutien fixés par l'État.

En Thaïlande, les prix du Thaï 5% progressent aussi à $455 -$460 la tonne contre $450 la semaine dernière. La aussi on constate une légère reprise de la demande intérieure et internationale, selon les négociants. L'offre demeure toutefois encore abondante.

Au Vietnam, les prix du Viet 5% se sont appréciés $420-$425 la tonne contre $415-$420 il y a une semaine. "Les commerçants augmentent leurs achats auprès des agriculteurs pour se préparer à leurs prochains contrats", indique un négociant. Le Vietnam a exporté 2,86 millions de tonnes (Mt) de riz  pour une valeur de $1,39 milliard au cours des cinq premiers mois de cette année, en hausse de 10,3 % en volume, mais en baisse de 1,0 % en valeur par rapport à l'année précédente. Les exportations de riz en mai devraient augmenter de 27,8% par rapport à l'année précédente pour atteindre 800 000 tonnes, évaluées à $386 millions de dollars, a indiqué le Bureau général des statistiques dans un rapport.

SUCRE

Le sucre roux a enregistré un repli en fin de semaine, clôturant hier soir à New York à 19,35 cents la livre (lb), parti de 19,52 sur l’échéance juillet vendredi dernier. Toutefois, à Londres, qui est resté fermé hier et aujourd’hui, les Britanniques fêtant leur Reine, le cours du sucre blanc a encore augmenté, passant de $ 564,60 la tonne sur l’échéance août à $ 578,10 mercredi soir.

Mais le marché ploie sous les énormes volumes de sucre indien déversé sur les marchés mondiaux. D’ores et déjà, le géant asiatique a exporté 8,5 Mt de sucre depuis le début de sa campagne le 1er octobre dernier et il semblerait que les exportateurs contractent encore 1,5 Mt au cours des cinq prochains mois. Au total, sur la campagne 2021/22, ce serait 10 Mt que l’Inde aurait fourni au marché de l’édulcorant. Et il pourrait même faire davantage si ce n’est la décision gouvernementale annoncée le 24 mai qui a imposé une restriction à 10 Mt à l’exportation de sucre, et ce pour la première fois. En outre, le gouvernement a demandé aux exportateurs de se soumettre à compter du 1er juin et jusqu’au 31 octobre à une autorisation préalable pour toute demande exportation. En effet, les cours mondiaux sont très attirants et il existe sur le marché mondial une immense demande pour du sucre indien notamment d’Iran, d’Indonésie, du Bangladesh et des Emirats, explique à Reuters un trader basé à Mumbai.

En outre, le marché est lourd car l’excédent devrait bel et bien être là cette campagne et serait encore plus important la prochaine saison.

Matières premières: 
Oui
Énergies renouvelables: 
Non

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