04 août 2015 - 10:00 |

La Grande muraille verte sahélo-saharienne en quête d'un nouveau souffle

Les dirigeants de la bande sahélo-saharienne africaine se sont réunis à huis-clos au Palais des congrès de Nouakchott en Mauritanie, en début de semaine dernière, le 27 juillet, dans le cadre du 3è sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Agence panafricaine de la grande muraille verte (APGMV).

A l'ordre du jour, la feuille de route 2015-2017 de l'Agence notamment dans le cadre de sa mission de reboisement et de préservation de la biodiversité dans la zone sahélo-saharienne, la fameuse "Muraille Verte" allant du Sénégal à Djibouti. Ce projet, lancé en 2005 et entamé en 2010, a pour objectif de reboiser une bande de terres arides de 7 600 km de long et 15 km de large, traversant des zones habitées ou pas. Le secrétaire exécutif, Abdoulaye Dia, a proposé de planter un arbre fruitier dans chaque famille et d'instaurer une caravane verte des jeunes de l’espace de la Grande muraille verte.

Au titre du bilan, 6 agences nationales sur les 11 prévues ont été crées, et des démarches ont été entamées pour accréditer l'APGMV auprès de l'Union africaine et des Nations unies.

La réunion avait aussi pour objectifs de se pencher sur les dysfonctionnement de l'Agence, notamment la non certification de ses comptes, l'inexistence de personnel chargé de la comptabilité et des finances, etc. Il a aussi été question du niveau des cotisations annuelles des Etats membres dont finalement le montant est demeuré inchangé, à FCFA 50 millions (€ 76 000).

Etaient présents les chefs d'Etat des pays concernés, dont le président en exercice de l'APGMV, le Mauritanien Mohammed Ould Abdel Aziz, le Burkinabè Michel Kafando, le Sénégalais Macky Sall,  le Malien Ibrahim Boubacar Kéita, le Soudanais Omar El-Béchir et le Tchadien Idriss Deby. Etaient également représentés le Niger, le Djibouti, l'Erythrée, le Nigeria et l'Ethiopie.

"Au terme de ce sommet, nous sommes désormais conscients que la grande muraille verte est une réponse appropriée à l'immense défi écologique auquel fait face le continent, et en particulier la zone sahélo-saharienne", a souliogné le chef de l'Etat mauritanien.

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