05 mars 2009 - 00:00 |

Au SIA, un avenir se trace pour des produits africains à Indications géographiques

Miel blanc de Oku et poivre de Penja au Cameroun, café Ziama en Guinée, toiles de Korhogo en Côte d’Ivoire

(05/03/09)

Les Indications géographiques (IG) sont devenues un enjeu mondial. Stratégique dans le cadre des négociations commerciales, elle prend un nouveau relief dans le contexte de crise alimentaire : la question est posée de la contribution des IG au développement de l’agriculture vivrière commerciale, de la fixation des savoir-faire agricoles et alimentaires, à la sécurisation alimentaire des ruraux, à la lutte contre la pauvreté.

C’est pourquoi dès 2003, une collaboration a été engagée entre l’Inao et le Cirad pour contribuer à la protection des Indications géographiques dans le monde et fournir un appui au développement durable des pays en développement.

Afin de développer cette collaboration, les deux partenaires ont décidé de signer une nouvelle convention qui a pour objectif de :
1/ accompagner le développement des Indications géographiques dans le monde
2/mieux comprendre les conditions techniques, économiques, sociales et institutionnelles nécessaires à une meilleure reconnaissance du lien au milieu géographique des produits tropicaux de qualité
3/ mieux évaluer l’intérêt de la notion d’indication géographique, au regard des objectifs de développement durable et de la situation de crise alimentaire dans les pays méditerranéens, tropicaux et sub-tropicaux.

A cette fin, la convention prévoit notamment :
1/ une aide à l’expertise pour les produits tropicaux, notamment dans les départements d’outre-mer (D.O.M.)
2/l’élaboration de projets de coopération technique et juridique avec les pays en voie de
développement en matière d’indications géographiques
3/ une valorisation des acquis communs en termes de connaissances et de méthodes.

Eviter le détournement des noms liés à l’histoire et au patrimoine des pays, qu’ils soient développés ou en développement, est désormais l’un des enjeux des négociations internationales. Identifier ces noms et valoriser les atouts de ce patrimoine est devenu un objectif majeur de la coopération avec les pays en voie de développement ou émergents.

Quelques réalisations issues de la collaboration Cirad-Inao

En Indonésie, le café Kintamani de Bali est devenu une indication géographique en décembre 2008, la première de ce pays de 240 millions d’habitants.

En Afrique de l’Ouest et du Centre, une longue coopération avec l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle a abouti au financement par l’AFD d’un projet d’un million d’Euros sur quatre années destiné à identifier des produits dans une douzaine de pays et à mener plusieurs d’entre eux à la reconnaissance en IG (miel blanc de Oku et poivre de Penja
au Cameroun, café Ziama en Guinée, toiles de Korhogo en Côte d’Ivoire).

Au Laos, le Cirad et l’INAO assurent conjointement une assistance technique pour l’établissement d’indications géographiques et des projets pilote portant sur un riz et un café (café des Bolovens et riz petit poussin).

En France, 18 professionnels de 13 pays ont été accueillis lors d’une session internationale de formation « Indications géographiques et développement rural » de deux semaines.

Contact : Cirad : Anne Hébert tél. 01 53 70 20 57, anne.hebert@cirad.fr Inao : Hélène Brial, tél : 01.53.89.89.13, h.brial@inao.gouv.fr
Inao, Institut national de l’origine et de la qualité

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