07 avril 2022 - 16:01 |

Le Ghana lance le Conseil national des engrais et le projet d'usine avec l'OCP

Déjà début mars, le ministre de l’Alimentation et de l’agriculture au Ghana, Owusu Afriyie Akoto, prévenait que 2022 sera une année difficile face à une pénurie d’engrais. 2021 avait déjà été une année sombre en la matière, le ministère n’ayant pas été en mesure d’atteindre l’objectif de distribution d’engrais (lire nos informations : Au Ghana, nouvelle année difficile pour l’approvisionnement en engrais).

Mais ceci devrait changer. Aujourd’hui, à l’occasion de l’inauguration du Conseil national des engrais (National Fertilizer Council, NFC) avec pour présidente Nana Serwaa Bonsu Amoako, le ministre a annoncé la volonté du Ghana de se doter d’une usine de production d’engrais. Ceci est d’autant plus nécessaire, a-t-il précisé, que le programme gouvernemental majeur « Planting for Food and Jobs », pierre angulaire de la politique du pays en la matière, dépend très fortement de la disponibilité en engrais. Nana Serwaa Bonsu Amoako a d’ailleurs déclaré que le Conseil s’attèlerait très vite à réviser la réglementation contenue dans Fertiliser Policy and Act pour la mettre à jour et en conformité avec les exigences actuelles de ce secteur.

L’usine projetée par le gouvernement est en négociation avec « une entreprise marocaine d’engrais », en d’autres termes l’Office chérifien des phosphates (OCP) qui a une stratégie africaine très volontariste. Le projet serait d’un coût de $ 2 milliards et entrerait en production dans quatre ans, indique aujourd’hui Farmers Review Africa.

Dans sa volonté de s’implanter plus largement en Afrique, l’OCP avait lancé en 2018 le programme Agribooster, notamment avec son School Lab, dans quatre pays ouest-africains dont le Ghana aux côtés du Nigeria, de la Côte d'Ivoire et du Senegal. Un accord avait été signé en septembre 2018 entre l’OCP et le Ghana tendant à optimiser la chaîne de valeur nationale des engrais afin de fournir aux agriculteurs des engrais personnalisés à des prix abordables. Il était alors question de formations, de cartographies des sols, de préparation d’engrais, etc. Déjà à l’époque, le projet de création d'une usine de production d’engrais conjointe avait été lancé, combinant gaz naturel du Ghana et phosphate du Maroc. (lire nos informations en 2018 : Le géant marocain des engrais, l’OCP, mise sur le Ghana).
Secteurs: 
Matières premières: 
Non
Énergies renouvelables: 
Non

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