10 avril 2014 - 00:00 |

Lancement de la 2ème édition de Festicoffee au Cameroun

La foire exposition se tiendra du 29 au 31 mai dans 21 villes

(10/04/2014)

La 2ème édition de Festicoffee, la foire exposition du café au Cameroun, se tiendra du 29 au 31 mai simultanément dans 21 villes du pays, a annoncé mardi le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana.

Organisée par le ministère en partenariat avec le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC) du Cameroun et l’Agence des cafés Robusta d’Afrique et de Madagascar (Acram), organisation panafricaine, la manifestation s’articulera autour d’une journée nationale de dégustation du café, le Coffee Tasting Day, d’une Foire-Expo au Palais des Sports de Yaoundé, d’un colloque de chercheurs qui plancheront sur les problèmes de multiplication des plants de Robusta, l’ensemble couronné par une soirée de Gala durant laquelle seront décernés des Coffee Awards à des opérateurs de la filière.

Une production à redresser

La production de café au Cameroun s’élèverait à 400 000 sacs de 60 kilos en 2013/14, soit 24 000 t, selon les chiffres de l’Organisation internationale du café (OIC). Des chiffres en progression par rapport aux 366 000 sacs de 2012/13, mais très en-deçà des 574 000 sacs de 2011/12 et les 902 000 sacs de 2009/10.

Cette manifestation intervient dans un contexte marqué par une chute drastique de la production et des exportations, qui peut laisser penser que la filière broie du noir. Mais, quoi de tel qu’un événement promotionnel de cette envergure pour galvaniser les opérateurs et relancer une filière dont l’importance pour l’économie nationale n’est plus à démontrer”, a souligné le ministre Luc Magloire Mbarga Atangana.

Les exportations ont été de 286 207 sacs entre mars 2013 et février 2014, selon l’OIC, contre 491 076 sacs sur la même période en 2012/13, ce dernier chiffre se décomposant en 450 636 sacs de Robusta et 40 440 sacs d’Arabica lavés. ”C’est une baisse temporaire qui, à mon avis, va durer seulement cette campagne, parce que lorsqu’on on a fait le tour des plantations, l’on a constaté que les caféiers portaient de belles cerises. Donc, nous attendons une bien meilleure production cette année”, déclare Omer Gatien Maledy, secrétaire exécutif du CICC, selon l’agence de presse Xinhua.

Seulement 5% de ces volumes sont transformés sur place, une statistique «peu louable» mais qui n’aurait pas été actualisée depuis 3 ans, et correspond à la période à laquelle le pays revendiquait encore une production nationale de 45 000 tonnes, précise Omer Maledy, rapporte Ecofin Agro.

Un plan de relance en cours

Plusieurs torréfacteurs sont arrivés sur le marché. Faites un tour dans les supermarchés, et vous constaterez que nous avons une vingtaine de marques locales sur les étals”. Mais la priorité, rappelle le patron du CICC, est avant tout de produire et de produire de la qualité.

Dans son plan de relance de la production, l’interprofession, a précisé le ministre, s’est accordée à consacrer 10% de son budget annuel (soit FCFA 150 millions) à un programme d’urgence portant sur les six prochaines années, “autour des bassins du Moungo (région du Littoral), du Noun (région de l’Ouest) et du Haut- Nyong(région de l’Est)”. Ce programme couvre une superficie de “3 600 ha de caféiers à créer ou à réhabiliter, pour un café marchand, qui viendront s’ajouter, chaque année, à la production traditionnelle”, précise le ministre.

“Beaucoup de personnes s’investissent. Déjà les anciens bassins où il y avait une sorte de désaffection se remettent dans la production. De deux, on a constaté un phénomène qui est vraiment marquant et réjouissant pour nous : beaucoup de producteurs qui avaient coupé leurs caféiers sont en train de replanter”, se réjouit Gatien Maledy. “Troisièmement, beaucoup d’acheteurs de café encadrent les producteurs, c’est-à-dire ils s’impliquent dans la production, ce qu’on ne voyait pas auparavant”. Les prix aux planteurs sont attractifs, poursuit-il, à FCFA 1 100/kg en moyenne pour l’Arabica et FCFA 2 000 pour le Robusta.

Ceci couplé à la croissance de la consommation mondiale du café (+2,2% chaque année, selon les estimations) encourageraient les producteurs qui, entre autres, étendent leurs superficies de café notamment dans bassin du Haut-Nyong, précise Gatien Maledy, avec des débuts prometteurs pour les cafés lavés.

“Nos objectifs étaient d’arriver à 100 tonnes dans le cadre du projet pilote, on les a dépassés. Il s’agit maintenant de consolider ce projet, de l’étendre parce que le fully wash est un café d’excellente qualité, un café recherché. Quand un exportateur se réjouit de l’avoir vendu avec une prime de $ 400 la tonne, vous comprenez qu’il y a lieu de se mettre dans cette voie”, assure Gatien Maledy selon Xinhua.

Après Yaoundé, Festicoffee se transportera dans 8 autres capitales africaines (Abidjan en Côte d’Ivoire, Antananarivo à Madagascar, Bangui en Centrafrique, Freetown en Sierra-Leone, Lagos au Nigeria, Libreville au Gabon, Lomé au Togo et Monrovia au Liberia) à l’occasion d’une journée internationale de dégustation.

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