11 mars 2014 - 09:20 |

L'interdiction d'importer du riz par voie terrestre au Ghana pèse

Greater Accra Market Association s’inquiète

(11/03/2014)

La décision de novembre 2013 de n’importer du riz au Ghana que par les aéroports de Kotoka et de Tema, interdisant de facto les flux commerciaux à travers les frontières terrestres porte un coup au négoce local et créé un monopole des importateurs de riz autre qu’africain, souligne la Greater Accra Market Association (GAMA). Cette dernière en appelle au chef de l’Etat de reconsidérer cette mesure qui a été prise brutalement, estime-t-elle, et qui a totalement désorganisée la filière, rapporte oryza.com.

Rappelons que les autorités avaient pris cette mesure afin de porter un coup d’arrêt aux importations frauduleuses de riz et donc de permettre de renforcer la perception de la fiscalité douanière. Un argument que réfute GAMA qui considère que le droit est respecté et qu’en tout état de cause, toute une filière ne peut pas être tenue responsable pour les agissements de quelques fraudeurs.

Le Président John Dramani Mahama a récemment déclaré qu’il était important de réduire les importations annuelles dont la facture s’élève à $ 600 millions et de développer la riziculture nationale. En outre, la dévaluation de la monnaie nationale, le cedi, de quelque 9% face au dollar depuis le début de l’année, renchérit d’autant les importations.

Selon les chiffres du Département américain de l’Agriculture (USDA) repris par _oryza.com_le Ghana importe 500 000 t de riz par an, sa consommation s’élevant à 900 000 t. En 2013/14, sa production nationale serait de 300 000 t et ses importations de 575 000 t, sa consommation devant atteindre 925 000 t.

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