13 septembre 2019 - 15:58 |

Une tisane antipaludique émerge au Burkina Faso

L’agriculture soigne les Burkinabè. Au Burkina Faso, une tisane bio a été créée par un ancien chercheur agronome Jean-Claude Legoupil. Détenteur d’une ferme avicole, il consacre une partie de ses terres à la production de plantes médicinales dont l’une d’elle – nommée Artemisia – à la particularité de prévenir et de soigner le paludisme, souligne Lefaso.net.

La tisane est composée d’artemisia, une plante d’origine chinoise également connue sous l’appellation d’ « armoise ». Elle est utilisée depuis plus de 2000 ans en Chine pour traiter et prévenir le paludisme, en bloquant très efficacement la multiplication des parasites dans le sang. Sous forme de tisane, la plante s’avère être très efficace car elle contient tous les composants du médicament moderne. « Des études scientifiques qui ont été menées en République Démocratique du Congo montrent que tous ceux ont été traités avec la plante sont guéris à 95 % », peut-on lire.

Concernant la préparation, les plantes sont originaires de la maison de l’artemisia en France qui a collecté ses semences en Chine et qui les a envoyés au Burkina Faso. Difficile à cultiver, aucun engrais chimique n’est utilisé, la plante est coupée, séchée, broyée et emballée. Il suffit de boire un grand verre tous les deux jours pour éviter de contracter le paludisme. Sinon, il faut boire un litre de tisane par jour pendant une semaine pour être guéris et la fièvre disparait dès le deuxième jour. Le traitement de 7 jours coûte FCFA 1800 (€ 2,73).

Rappelons que l’Afrique est en première ligne face à ce fléau. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a d’ores et déjà souligné que dans le cadre de la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030, l’objectif de réduire les décès causés par ce fléau d’au moins 40 % d’ici à 2020 ne sera pas atteint. L’année dernière, 92 % des cas répertoriés se trouvaient en Afrique dont 25 % se trouvent au Nigeria. On compte dans le monde 435 000 personnes décédés à cause de ce fléau, dont 92 % en Afrique.

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