13 décembre 2010 - 10:25 |

« Partenariat pour le développement des marchés du carbone »

Mécanisme d’appui pour les PVD de la Banque Mondiale


(13/12/2010) Les pays en développement qui se donnent de recourir aux instruments de marché pour porter à l’échelle supérieure leurs efforts d’atténuation du changement climatique vont désormais avoir accès à un appui d’ordre technique et financier grâce aux ressources mobilisées par un nouveau mécanisme mondial dont le lancement a été annoncé le 8 décembre, selon un communiqué de la Banque Mondiale.
C’est en marge de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques que le président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a annoncé la mise en place de ce mécanisme, appelé Partenariat pour le développement des marchés du carbone, qui a fait ce même jour à Cancun l’objet d’engagements s’élevant à plus de $20 millions (Australie $10 millions, Commission européenne $5 millions, Etats-Unis $5 millions, Norvège $5 millions). Par ailleurs, l’Allemagne, le Japon et le Royaume-Uni ont eux aussi annoncé leur intention de contribuer financièrement à ce fonds.
En termes de capitalisation totale, le partenariat vise un objectif de $100 millions. Il est censé devenir opérationnel au début de 2011, et permettra de financer toute une gamme d’initiatives, aussi bien techniques que politiques ou opérationnelles, destinées à développer les marchés du carbone.
« Ce nouveau partenariat, qui réunit les nations développées et en développement, aidera les pays à se préparer à la mise en place de dispositifs intérieurs d’échange de quotas d’émissions, et autres instruments de marché, pour atteindre leurs objectifs nationaux en matière d’atténuation », a déclaré à ce sujet M. Zoellick. « Le fait que les pays en développement recherchent un appui pour développer pleinement leurs marchés à cet égard témoigne de l’élan dans le sens d’une action au niveau national dans le domaine climatique. Ces pays n’attendent pas : cela s’inscrit dans leurs objectifs de développement et ils ont entrepris de lancer le mouvement. »
Un certain nombre de pays, comme la Chine, le Chili, l’Indonésie et le Mexique, envisagent d’utiliser les instruments de marché et mécanismes d’échange de quotas d’émissions comme moyen d’encourager l’investissement dans des solutions de rechange aux technologies qui émettent du carbone. C’est ainsi que les responsables chiliens ont mis à l’étude la mise en place d’un marché intérieur d’échange de quotas. De même, l’Inde a entrepris de se doter d’un dispositif semblable appliqué aux certificats d’énergie renouvelable et de rendement énergétique.

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