14 janvier 2015 - 00:00 |

L'agriculture profitera-t-elle de l'implantation de Gemalto en Côte d'Ivoire ?

Gemalto, leader mondial de la sécurité numérique (CA de € 2,4 milliards en 2013, 12 000 salariés dans 44 pays), a annoncé ce matin l'ouverture d'un bureau à Abidjan. Ceci vient renforcer sa présence sur le continent africain via ses bureaux et partenariats notamment en Afrique du Sud, Burkina, Gabon, Ghana, Maroc, Kenya et Nigeria.

Avec un marché des NTIC qui représente en Côte d’Ivoire près de 10% du PIB et un taux de pénétration du téléphone mobile supérieur à 90%, Gemalto annonce par cette implantation vouloir soutenir le développement numérique du tissu économique local.

"Ce nouveau pôle d’expertise et d’ingénierie va permettre la mise en place d’un processus d’innovation inversée en remodelant les solutions existantes en fonction des besoins et spécificités du marché local", a précisé Eric Claudel, président Afrique & Moyen Orient chez Gemalto lors de la cérémonie d'ouverture en présence du ministre ivoirien  de la Poste et des technologies de l'information et de la communication, Bruno Nabagné Kone. En d'autres termes, jusqu'à présent la multinationale développait ses solutions dans ses centres de développement à Singapour, en France, etc. puis les déployait au niveau mondial. L'idée derrière l'ouverture en Côte d'Ivoire est de faire un transfert de compétences et de développer des produits et solutions spécifiques aux besoins locaux, précise Kristel Teyras, chargée de communication chez Gemalto.

Quelle implication cette ouverture de bureau à Abidjan peut avoir sur le secteur agricole ? De façon directe, aucune. Car Gemalto fournit des solutions numériques aux banques, aux opérateurs de téléphonie mobile, aux gouvernements. Ce sont eux qui, ensuite, peuvent redéployer ces solutions auprès des consommateur finaux.

Ainsi, explique encore Kristel Teyras à Commodafrica, "certaines de nos solutions peuvent être utilisées dans l'agroalimentaire pour sécuriser des paiements en ligne. On travaille aussi avec des entreprises pour leur fournir des solutions leur permettant de sécuriser l'accès à leur réseau informatique pour éviter que des hackers viennent récupérer des données sensibles. Donc dans ces deux cas de figure, certaines de nos solutions  peuvent être liées aux secteurs agricoles et  à l'industrie agroalimentaire."

Quant aux producteurs, "Nous vendons nos solutions aux mobiles operateurs ou à des entités financières genre Moneygram, qui permettent des transferts d'argent sur mobile d'une personne à une autre dans différents pays. Donc, de façon indirecte, le monde agricole au sens large peut bénéficier de notre implantation, mais ce n'est pas notre focus", précise-elle.
 

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