15 octobre 2021 - 16:51 |

La Chronique des matières premières agricoles au 14 octobre 2021

Les bons résultats financiers des entreprises, tant aux Etats-Unis qu’en Europe, ont suscité l’optimisme sur les marchés financiers, occultant les inquiétudes des investisseurs sur l'inflation et la solidité de la reprise économique. Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a d’ailleurs réaffirmé hier que l'institution considérait toujours l'accélération actuelle de l'inflation comme un phénomène temporaire, rapporte Reuters. Ceci dit, aux Etats-Unis, si la hausse des prix à la production a décéléré en septembre à 0,5% après 0,7% en août, sur un an, ils enregistrent une hausse de 8,6%, soit leur plus forte progression depuis novembre 2010. Mais, le département du Travail a annoncé que les inscriptions au chômage avaient diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 9 octobre, à 293 000, le niveau le plus bas depuis mars 2020.

Côté monétaire, l’euro a terminé hier soir à $ 1,1587.

Côté pétrole, les cours repartent à la hausse, l'American Petroleum Institute (API) ayant fait état d'une diminution plus forte que prévu des réserves d'essence et d'autres produits distillés aux Etats-Unis la semaine dernière. Le baril de Brent a terminé à $ 83,18 et le brut léger américain WTI à $ 80,62.

CACAOCAFÉCAOUTCHOUCCOTONHUILE DE PALMERIZ - SUCRE

CACAO

Le cacao a fortement baissé cette semaine sur les marchés à terme. Partie de £ 1 886 la tonne vendredi dernier, la tonne de fèves a terminé hier soir à £ 1814 tandis que New York tombait de $ 2 750 à $ 2 584. Ce sont les niveaux de prix les plus faibles en deux semaines.

Au Ghana, les derniers chiffres confirment que la campagne qui s’est achevée a été exceptionnelle. Les arrivages de cacao gradé et scellé au port de Tema ont totalisé 1,04 million de tonnes (Mt) du 1er octobre au 16 septembre, en hausse de 34,7% par rapport à la même période la campagne dernière, a indiqué mardi le Cocobod.

En Côte d’Ivoire, la grève des cacaoculteurs déclenchée mardi ne se ressent que très peu, avec des livraisons qui progressent normalement pour un tout début de nouvelle campagne (Lire : La grève des cacaoculteurs en Côte d'Ivoire a peu d'impact à ce jour). Ceci dit, et sans qu’il y ait de liens avec la grève, les arrivages de cacao aux ports d’Abidjan et de San Pedro depuis le début de campagne, soit du 1er au 10 octobre, sont en chute libre de 19,8% à 85 000 t, estiment les exportateurs.

Dans les champs, il a continué à fortement pleuvoir dans de nombreuses régions de production en Côte d’Ivoire la semaine dernière mais ces pluies ont alterné avec de belles périodes d’ensoleillement, ce qui redonne espoir aux cacaoculteurs. « D’ici deux semaines, il y aura du cacao à sécher partout », souligne un agriculteur.

Quant à la transformation des fèves de cacao en Côte d’Ivoire, les volumes ont légèrement baissé, passant de 559 000 t en 2019/20 à 556 000 t en 2020/21 à fin septembre, selon l’association des exportateurs, le Gepex. Rappelons que la capacité totale de broyage installée en Côte d'Ivoire est de 712 000 t.

 

En Europe, les broyages ont, en revanche, été fortement à la hausse même si le marché s’attendait à mieux encore. L’Association européenne du cacao a annoncé une augmentation de 8,7% des broyages de fèves au troisième trimestre de l’année calendaire, à 375 811 tonnes, par rapport au troisième trimestre 2020. Toutefois, si on compare ces chiffres avec ceux d’avant la crise, soit juillet-septembre 2019, la progression n’est que de 3,5%. Peut mieux faire, souligne le marché…

La performance de la seule Allemagne demeure spectaculaire avec une hausse de 16,35% pour totaliser 108 615 t de fèves transformées sur les trois derniers mois, selon l’association de l’industrie de la confiserie (BDSI).

Aux Etats-Unis, la National Confectioners association (NCA) a dévoilé ses chiffres hier, faisant état d’une hausse de 4,34% au troisième trimestre 2021. Une performance honorable mais décevante car les courtiers et analystes s’attendaient à une hausse plutôt de l’ordre de 8%.

CAFÉ

Le café continue de caracoler… Sur la période sous revue, soit de vendredi dernier à hier soir, les cours de l’Arabica à New York sont passés de $ 2,0135 la livre (lb) à $ 2,0925 hier soir sur l’échéance décembre. Mardi, ils ont même atteint un pic à $ 2,1515, leur plus haut niveau de prix en sept ans. Quant au Robusta, la tonne est passée à Londres de $ 2 117 à $ 2 135 sur l’échéance novembre.

Le café part à la baisse car il pleut au Brésil et il devrait continuer à pleuvoir, ce qui est bon signe pour les cultures. Ceci dit, cela pourrait ne pas durer car le phénomène météorologique La Niña devrait faire son retour ce mois-ci et être bien présente jusqu’en février prochain, ce qui laisse présager un temps sec.

Pour l’heure, la filière caféière brésilienne continue de panser ses plaies. Sur le mois de septembre, ses exportations ont chuté de 29% par rapport à il y a un an, selon les chiffres de l’association des exportateurs Cecafé.

Au Vietnam, leader mondial du Robusta, la campagne suit son cours mais les volumes à l’export sont encore quasiment inexistants. Dans les Central Highlands, ceinture de production, du café a été vendu cette semaine à 39 700-42 000 dongs ($ 1,75-1,85) le kilo, soit plus cher que la semaine dernière lorsqu’il leur avait été proposé 39 500 à 41 300 dongs. A l’export, les traders ont offert du Grade 2, 5% grains noirs et brisures, avec une décote de $ 220 la tonne sur le contrat de janvier ; elle était de $ 250 sur novembre la semaine dernière. Notons que les volumes exportés du Vietnam ont été en baisse de 10,2% sur l’ensemble du mois de septembre par rapport à il y a un an, à 100 340 t. Sur les neuf premiers mois de 2021, le pays a exporté 1,18 Mt, un recul de 5,4% par rapport à la même période en 2020.

Quant à l’Indonésie, elle a vendu son Robusta de Sumatra avec une décote de $ 250 la tonne sur le contrat de janvier, soit un léger mieux par rapport à la décote de $ 300 enregistrée la semaine dernière. D’autres ont vendu à -$230-240 contre -$ 280 la semaine dernière. Les récoltes sont maintenant totalement achevées dans les régions du sud de Sumatra mais les planteurs font un peu de rétention, espérant que les cours vont se redresser.

CAOUTCHOUC

Volatil a été le marché du caoutchouc cette semaine mais il finit en hausse à 224 yens ($2) le kilo hier sur l’Osaka Exchange, contre 221,6 yens vendredi dernier et à 14 515 yuans ($ 2 255) la tonne à Shanghai contre 14 355 yuans. On observe toutefois une baisse ces deux derniers jours alimentée par la crainte que la flambée des prix de l’énergie compromette la  reprise économique mondiale post-Covid. En outre, les ventes automobiles chutent en Chine (voir ci-dessous) et la croissance économique devrait ralentir à 5,5% en 2022 contre 8,2% attendu cette année, selon un sondage réalisé par Reuters.

En Chine, les ventes automobiles ont chuté de 19,6% en septembre par rapport au même mois en 2020 pour un cinquième mois consécutif. La pénurie mondiale de semi-conducteurs et d’électricité en Chine perturbe la production.  Les ventes sur le plus grand marché automobile du monde ont totalisé 2,07 millions de véhicules en septembre, selon les données de l'Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM). La baisse des ventes est due à la crise de l'électricité nationale causée en partie par la pénurie de charbon et la pénurie mondiale prolongée de puces qui ont contraint de nombreux grands constructeurs automobiles à ralentir ou à réduire leur production, a déclaré Chen Shihua, haut responsable de CAAM. Il a ajouté que la pénurie d'approvisionnement en puces s'était atténuée en Chine le mois dernier et que l'organisme industriel s'attend désormais à ce que l'offre s'améliore encore au cours des trois derniers mois de cette année, mais que les contraintes subsisteraient. Un point positif dans les données a été les fortes ventes de véhicules à énergie nouvelle (NEV), qui ont plus que doublé en septembre pour atteindre 357 000, grâce à la promotion par le gouvernement de véhicules plus écologiques pour réduire la pollution. Selon la CAAM, les ventes de NEV devraient atteindre trois millions d'unités cette année, contre 1,4 million l'année dernière.

Toujours, en Chine, les importations chinoises de caoutchouc naturel et synthétique ont chuté de 28,98 % en septembre par rapport à l'année précédente. Mais un négociant basé à Tokyo estime que les stocks de caoutchouc dans les entrepôts surveillés par le Shanghai Futures Exchange se situent à des niveaux inférieurs à la moyenne sur 5 ans à cette période de l'année.

En Malaisie, la production de caoutchouc naturel a diminué de 11,7% en août 2021 pour atteindre 42 942 tonnes par rapport à juillet, selon le Département des statistiques de Malaisie (DOSM). Sur une base annuelle,  la production a également diminué de 3,6%. Les stocks de caoutchouc ont augmenté de 2,3% en août 2021 à 287 380 tonnes, les usines de transformation du caoutchouc représentant 91,5% des stocks, suivies des usines de consommation de caoutchouc 8,4% et des plantations de caoutchouc 0,1%. Toutefois,  les exportations sont en hausse de 21,6% à 59 172 tonnes dont 43,7% à destination de la Chine, 9% vers les Etats-Unis, 8,4% vers la France, 3,1% vers la Turquie et 2,4% vers le Brésil.  Des exportations principalement constituées de gants pour une valeur de 3,8 milliards de ringgits, en baisse de 1,4% par rapport à juillet. Les prix moyens mensuels sont en hausse : de 5,6% pour le latex concentré (522,13 sen par kg) et de 5 ,7% pour le SMR20 ( 717,65 sen par kg).

COTON

Le marché a été volatil et les cours du coton terminent la semaine en baisse à 107,1 cents la livre hier sur l’ICE contre 110,6 cents vendredi dernier. Une baisse en partie impulsée par le rapport sur l’offre et la demande mondiales en produits agricoles (WASDE) du département américain de l’Agriculture (USDA) en demi-teinte.

D’un côté l’USDA a abaissé la consommation de la Chine, moteur de la flambée des cours, d’un million de balle conséquence des prix élevés et de la crise de l’énergie qui ébranle l’activité industrielle.  La consommation a été aussi abaissée au Vietnam mais relevée au Pakistan et en Turquie  Globalement, l’USDA estime que la consommation mondiale ne progresserait que de 2 ,9% contre 3,8% anticipé en septembre. En outre, la production mondiale de coton en 2021/22 a été revue à la hausse (+700 000 balles) avec une augmentation au Pakistan et dans une moindre mesure en Turquie mais une diminution en Inde et aux Etats-Unis.  Les stocks  mondiaux de clôture  ont été augmentés (+450 000 balles) mais restent inférieurs de 3,2 millions de balles à ceux de 2020/21.

D’un autre côté, plutôt favorable pour le marché, la production américaine de coton a été abaissée de 3% sous l’effet d’une réduction des rendements au Texas et les stocks de clôture réduits de 500 000 balles avec des niveaux d’exportation et de consommation inchangés.

En France, l’Association française cotonnière a tenu en présentiel son forum et diner cette semaine à Deauville (Lire : Douce révolution à l’Association française cotonnière).

HUILE DE PALME

La barre des 5000 ringgits la tonne d’huile de palme a été franchie mercredi, la suppression des taxes sur les huiles par le principal acheteur, l’Inde, pour freiner  les prix intérieurs  avec les festivals (voir ci-dessous) ayant fait flambé les cours. Les investisseurs ont pris leur bénéfice hier abaissant les cours sur la Bursa Malaysia Derivatives Exchange à 4877 ringgits ($1 174,47) la tonne contre 4 966 ringgits vendredi dernier. Cette réduction des taxes devrait stimuler la demande et les importations soutenant potentiellement les prix mondiaux de l’huile de palme, de soja et de tournesol. Une hausse de la demande indienne qui intervient dans un contexte où la production d’huile de palme en Malaisie devrait rester atone en octobre alors même que la saison de production maximale se termine avec des rendements médiocres.  "Les stocks finaux sont serrés, les arrivées d'huile de palme brute des moulins sont extrêmement faibles et il n'y a pas beaucoup d'amélioration de la production en octobre", a déclaré Paramalingam Supramaniam, directeur de la société de courtage basée à Selangor, Pelindung Bestari.

En Inde, à l’approche des grands festivals et afin de freiner les prix intérieurs qui flambent, le gouvernement a décidé mercredi d’abaisser les taxes à l’importation sur les huiles comestibles. La taxe à l’importation est réduite à zéro pour les huiles de palme brute et de soja brute et réduite à 2,5% pour celle de tournesol brute. New Delhi a aussi réduit la taxe d'importation de base sur les huiles raffinées de palme, de soja et  de tournesol e à 17,5% contre 32,5% auparavant. S’ajoute, la réduction de la taxe sur les infrastructures et le développement agricoles (AIDC) sur les importations d'huile de palme brute à 7,5% contre 20%, tandis que l'AIDC sur l'huile de soja brute et l'huile de tournesol brute a été réduite à 5% contre 20%, a déclaré le gouvernement dans un communiqué. Après les réductions, l'huile de palme brute sera soumise à une taxe de 8,25 % au total, contre 24,75 % auparavant, a déclaré B.V. Mehta, directeur exécutif de la Solvent Extractors’ Association of India (SEA). Le droit effectif sur l'huile de soja brute et l'huile de tournesol brute est tombé à 5,5% contre 24,75 %, tandis que l'huile de palme raffinée, l'huile de soja raffinée et l'huile de tournesol raffinée sont assujetties à une taxe à l'importation de 19,25 % contre 35,75 % auparavant, a indiqué la SEA dans un communiqué.

Toujours en Inde, les importations d’huile de palme  ont doublé au mois de septembre par rapport au même mois en 2020 pour atteindre un record de 1,26 million de tonnes.

La Malaisie a maintenu sa taxe à l'exportation de novembre sur l'huile de palme brute à 8 % mais a augmenté le prix de référence. Ce dernier est fixé à 4 523,29 ringgits ($1 088,64 $) la tonne pour novembre contre 4 472,46 ringgits en octobre.

Le Malaysian Palm Oil Board (MPOB) a publié lundi les données pour le mois de septembre montrant une chute plus forte qu’anticipée des stocks d’huile de palme sous l’effet d’une hausse des exportations alors que la production est demeurée stable. Les stocks du deuxième producteur mondial ont chuté de 6,99 % par rapport au mois précédent à 1,75 million de tonnes (Mt). La production d'huile de palme brute n'a pas réussi à maintenir la croissance observée en août en raison d’une grave pénurie de main-d'œuvre. Ainsi, elle a diminué de 0,39% à 1,7 Mt au mois de septembre. Quant aux exportations, elles ont bondi de 36,83% à 1,6 Mt tandis que les importations ont baissé de près de 18%.

L’Indonésie, le plus grand exportateur mondial d'huile de palme, ambitionne de cesser d'exporter de l’huile de palme brute  au profit de produits raffinés, a déclaré mercredi le président Joko Widodo. "À certains moments plus tard, nous arrêterons ce qu'on appelle les exportations de CPO. Il (le CPO) doit être transformé en cosmétiques, beurre, biodiesel et autres produits dérivés", a déclaré le président lors de l'information des participants sur un programme d'éducation au Palais d'État.

Au Canada, l’USDA estime que la production de colza (canola) chutera de 33% à 13 millions de tonnes (Mt) en 2021/22 la sécheresse ayant abaissé les rendements de 37%. Cette chute de la production du principal exportateur sur le marché mondial créé un important déficit dans un contexte d’une situation déficitaire sur le marché mondial des huiles.

RIZ

Les prix à l'exportation du riz en provenance des principaux hubs asiatiques sont restés stables.

En Inde, les prix du riz étuvée 5%, sont demeurés stables à  $360- ​​$363 la tonne. "La roupie s'est dépréciée mais les prix du riz local augmentent également en raison de la baisse des approvisionnements. A partir du mois prochain, les approvisionnements augmenteront grâce à la nouvelle campagne agricole", a déclaré un exportateur basé à Kakinada dans l'État d'Andhra Pradesh.

L’USDA estime que la production de riz pour la campagne de commercialisation 2021/22 atteindra un record de 125 millions de tonnes, en hausse de 2% par rapport à 2020/21 suit à une augmentation des superficies  et des rendements records.

En Thaïlande, les prix du Thaï 5% sont restés aussi inchangés à $385-$420  la tonne avec des contraintes d’expédition toujours aigues.

Au Vietnam, les prix du Viet 5% se sont maintenus à $430- $435  la tonne. "La demande intérieure de riz de la récolte automne-hiver reprend légèrement, mais cela n'a pas eu d'impact sur les prix à l'exportation", a déclaré un commerçant basé à Ho Chi Minh-Ville. La récolte automne-hiver a démarré dans le delta du Mékong, mais les approvisionnements n'augmenteront pas de manière significative avant la fin du mois ou le début du mois prochain. Les exportations de riz du Vietnam en septembre ont augmenté de 19% par rapport au mois précédent à 593 624 tonnes, selon les données douanières du gouvernement. Les exportations de riz du pays au cours des neuf premiers mois ont chuté de 8,3% en glissement annuel à près de 4,57 millions de tonnes.

A Madagascar,  troisième producteur de riz en Afrique derrière le Nigeria et l’Egypte, l’USDA estime que la production de riz usine diminuera de 5% en 2021/22  à 2,6 millions de tonnes.

SUCRE

Le sucre roux est repassé une fois encore en dessous des 20 cents la livre (lb) : parti de 20,29 cents en fin de semaine dernière, il a clôturé hier soir à New York à 19,59 cents. Il en a été de même pour le sucre blanc qui est passé de $ 519,70 à $ 512,90. Une baisse qui serait à attribuer à des ventes spéculatives.

Le sentiment sur le marché semble être à la fermeté des cours mondiaux du sucre car les utilisateurs finaux se verraient obligés prochainement à reconstituer leurs stocks. En outre, il semblerait que l’Inde ne soit pas vendeuse de sucre à moins de 21 cents voire 21,50 cents la livre (lb).

La production de sucre dans le centre-sud du Brésil a chuté de 19% durant la deuxième moitié du mois de septembre par rapport à la même période l’année dernière, pour s’établir à 2,31 millions de tonnes (Mt), selon le groupe industriel Unica.

Côté Chine, on connait maintenant son quota d’importation pour 2022 qui sera de 1,945 Mt, inchangé par rapport à cette année.

Matières premières: 
Oui
Énergies renouvelables: 
Non

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