16 septembre 2016 - 08:30 |

La bataille commerciale USA-Chine sur le riz, le blé et le maïs lancée à l'OMC

Les choses pourraient bien changer sur le marché mondial des céréales, notamment du riz. Le 13 septembre, les Etats-Unis ont informé le Secrétariat de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qu’ils avaient engagé une procédure de règlement des différends contre la Chine au sujet des mesures de soutien interne appliquées par cette dernière dans le secteur agricole et qui concernent, selon les allégations, les producteurs de blé, de riz Indica, de riz Japonica et de maïs, entre autres cultures, souligne l'OMC. Washington estime que les soutiens aux prix que Pékin offrent à ses filières locales excèdent de beaucoup les limites que la Chine s'était engagée à respecter lorsque elle a rejoint l'OMC en 2001.

Les relations étaient déjà tendues entre les deux géants économiques de la planète, les dossiers allant de la surcapacité chinoise dans les secteurs acier et aluminium aux drotis anti-dumping imposés à l'entrée des poulets américains sur le marché du géant asiatique. Mais cette dernière prise de position américaine devrait encore durcir le débat. D'ailleurs, le ministre chinois du Commerce n'a pas tardé à répondre, déclarant que sa politique de soutien à son agriculture était tout à fait en ligen avec les engagements de la Chine à l'égard de l'OMC.

Le Représentant américain au Commerce estime que les soutiens chinois aux prix du riz, maïs et blé excèdent de $ 100 milliards les limites convenues dans le cadre de l'OMC. Ceci était donc une incitation artificielle à une surproduction, pesant sur les cours mondiaux. Des soutiens aux prix du riz Indica et Japonica, du blé et du maïs qui auraient tous excéder, chaque année depuis 2012, la limite de 8,5% de minimis autorisée dans le cadre de l'accord avec l'OMC, rapporte Reuters.

On en est donc à la première étape d'un conflit ouvert à l'OMC. Première étape qui veut que des consultations formelles soient engagées entre les deux pays afin de résoudre le différend, ce que la Chine, par la voix de son ministre du Commerce, d'ores et déjà accepterait.

A quelques mois des élections américaines, ceci constitue le 23ème dossier déposé devant l'OMC depuis que le président Barack Obama a pris ses fonctions en  2009.

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