17 avril 2014 - 00:00 |

Ne pas rater le rendez-vous avec l'Afrique

Pendant des siècles, le monde pensait “Afrique” en terme d’export. Aujourd’hui, les banquiers, les compagnies minières, les maisons de négoce et les agro-industries, non pas seulement des anciennes puissances coloniales mais du monde entier, se positionnent afin de bénéficier très tôt de ce commerce national et intra-africain qui se dessine.

Selon le consultant McKInsey, présent au Forum sur l’Afrique de Reuters la semaine dernière, les dépenses des consommateurs africains atteindront $ 1 400 milliards en 2020 avec une population active qui doublerait, à 1,1 milliard de personnes.

Vous prenez n’importe quelle statistique et elle va dans le même sens. Donc je ne vois pas pourquoi l’évolution de la demande serait en sens inverse”, souligne Venkatramani Srivathsan de chez Olam.

Olam qui aurait les yeux particulièrement rivés sur le Nigeria et le Mozambique, et qui tire aujourd’hui le quart de ses recettes de ventes d’Afrique; ses investissements sur le continent totalisent $ 1,33 milliard.

Son secret? S’adapter à chaque marché national africain. Ne pas penser l’Afrique globale. Ainsi, de subtiles différences ont été apportées à la recette de sauce tomate destinée à l’Afrique de l’Ouest; il s’adapte aussi au marché nigérian qui aime les gâteaux et biscuits un peu plus élaborés que sur d’autres marchés africains. ”Vous devez continuer à innover. Même si vous rachetez une marque, vous devez sans cesse l’adapter aux goûts et aux revenus qui évoluent”, souligne-t-il.

Et on n’en serait qu’au début… Selon l’ONU, le commerce inter-africain ne représente que 11% du commerce total du continent contre 70% au sein de l’UE. Une des raisons essentielles: le manque d’infrastructurel (énergie, routes, etc.).

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