17 avril 2015 - 00:00 |

L'Afrique, 10% de la population mondiale mais 0,8% des chercheurs de la planète

Lundi et pour 3 jours, Abidjan accueillera l’atelier à mi-parcours du Programme d’appui à la recherche en réseau en Afrique (Parraf), a indiqué hier l'Institut français de recherche pour le développement (IRD). Lancé en 2012 par le ministère français des Affaires étrangères et coordonné par l'IRD, ce programme a pour objectifs  de renforcer les capacités scientifiques en Afrique, de soutenir l’émergence et la structuration de réseaux régionaux de recherche et de favoriser l’intégration des chercheurs africains dans la communauté scientifique internationale.

Ainsi, la semaine prochaine, les chercheurs du programme présenteront le bilan des travaux conduits depuis 2 ans. Ils discuteront également des actions à entreprendre pour favoriser la transmission aux décideurs et à la société civile des réponses apportées par la recherche aux défis du développement.

Alors qu’elle abrite plus de 10 % de la population mondiale, l’Afrique subsaharienne ne regroupe que 0,8 % des chercheurs de la planète, rappelle l'IRD. Si les équipes produisent d’excellents résultats, elles doivent faire face à plusieurs obstacles : leur taille restreinte rend difficiles les recherches pluridisciplinaires, la création d’écoles doctorales, l’expertise et la valorisation des résultats. Par ailleurs, l’augmentation annuelle de 15 % des inscriptions d’étudiants dans les universités requiert la formation en nombre d’enseignants chercheurs.

Le Parraf a permis de soutenir sept réseaux, réunissant des équipes issues de six pays africains, Côte d’Ivoire, Cameroun, Bénin, Madagascar, Sénégal, Mali, en partenariat avec des équipes françaises et d’Afrique du Nord :

• Réseau africain de recherche en urbanisation (Rubafrique)

• Réseau carbone des sols pour une agriculture durable en Afrique (CaSA)

• Réseau sur la lutte antihelminthique et ses conséquences sur la santé des populations (RELACS)

• Gestion du risque hydrométéorologique dans les villes africaines (RHYVA)

• Réseau protection des végétaux pour le conseil, la formation et la recherche en agriculture durable (ProVeg)

• Réseau de recherche-développement sur les systèmes piscicoles extensifs familiaux en Afrique de l’Ouest et centrale (Ré-SyPiEx)

• Réseau de recherche sur les maladies entériques en Afrique de l’Ouest (Rementa)

Le Parraf recouvre des thématiques scientifiques larges en réponse aux enjeux du développement : agronomie et sécurité alimentaire, urbanisation et gestion des territoires, maladies de civilisation et politiques de santé.

A noter qu'à la Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21), qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre prochain, le réseau CaSA diffusera  des résultats scientifiques présentant les impacts des différentes pratiques agricoles durables développées en Afrique sur le stockage du carbone dans le sol, et les différentes méthodes de mesure du stockage du CO2 dans les sols.

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