18 février 2011 - 15:35 |

La situation céréalière au Sahel

Opération “Zone grenier” au Mali

(18/02/2011)

Au Niger,la campagne agricole d’hivernage 2010 ayant pris fin, les activités agricoles sont actuellement dominées par les travaux de cultures de contre saison notamment les activités de maraîchage. L’oignon qui est l’une des grandes cultures maraichères est actuellement commercialisé à un prix très rémunérateur pour le producteur. D’autre part, sont en cours les travaux de la campagne de saison sèche de riz sur les périmètres irrigués à maîtrise totale de l’eau situés le long du fleuve Niger, notamment le repiquage.
L’OPVN est en train de reconstituer le stock national de sécurité par des achats directs et on assiste également à la reconstruction des stocks des banques céréalières. Il est aussi octroyé un appui au système de cultures de contre saison, notamment en facilitant l’acquisition des intrants et matériels nécessaires.

Au Mali, l’Etat élabore un nouveau programme “ Zone Grenier ” qui s’inspire d’expériences réussies dans des pays comme l’Inde, le Maroc, la Tunisie, souligne Afrique Verte. Il couvre des filières porteuses comme le maïs, le riz et le sorgho. Sikasso a été choisi comme zone test, en raison du potentiel technique céréalier de la région. Il consistera à appuyer la production et la commercialisation dans près de 70 000 petites exploitations, à créer environ 75 centres de services intégrés privés, à appuyer 200 à 250 moyennes et grandes exploitations de la région. En outre, le programme ouvrira des débouchés dans le secteur de la transformation, de l’élevage et des exportations.
Pour atteindre ces objectifs, il prévoit la vulgarisation d’intrants de qualité, la facilitation de l’accès au marché, le renforcement du conseil agricole et la création d’une interprofession céréalière. Son coût total est de FCFA 58 à 75 milliards dont 32 à 45 milliards d’investissements et 26 à 35 milliards de coûts de fonctionnement entre 2011 et 2017.

Au Burkina Faso, le mois de janvier a été marqué par une intensification des activités de contre saison, principalement le maraîchage, rapporte encore Afrique Verte. Les opérations de battage tirent vers leur fin et la reconstitution des stocks dans les banques de céréales et chez les commerçants se poursuit. Dans les zones cotonnières, la campagne de commercialisation bat son plein avec l’enlèvement du coton dans les champs. Cela procure des revenus aux cotonculteurs qui peuvent différer la vente des céréales.
Le niveau de remplissage des barrages et autres points d’eau est satisfaisant. La disponibilité alimentaire pour le bétail l’est également dans les régions suivies par Afrique Verte, tant au niveau de la disponibilité fourragère qu’au niveau de la disponibilité en eau d’abreuvement. On déplore, malgré la sensibilisation, des feux de brousses dévastateurs qui détruisent les pâturages naturels, ce qui engendrera de façon précoce une pénurie de fourrage dans certaines zones.

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