18 mars 2021 - 19:48 |

Un marché dynamique du cajou en Afrique de l'Ouest avec des prix fermes

Le marché de l’anacarde bat son plein en Afrique de l’Ouest. Le marché est partout dynamique à la fois au plan national qu’international, avec des volumes au rendez-vous mais aussi des prix à la hausse.

 

« Outre la bonne demande des pays consommateurs, c’est avant tout les craintes pour les récoltes vietnamienne mais aussi ivoirienne et indienne (les 3 plus grands pays producteurs) qui alimentent une hausse des prix au moment même où l’offre de noix de cajou brute entre dans une période d’abondance », explique le spécialiste n’kalô dans son bulletin hebdomadaire de marché paru aujourd’hui.

 

Au Nigeria, les prix sont  « relativement élevés cette année » et « stable » « grâce à la bonne qualité ». Au Bénin, « la campagne s’intensifie après le lancement officiel la semaine passée » avec des prix en hausse. Au Togo, « quatorze jours après le lancement de la campagne de commercialisation de la noix de cajou brute, c’est la fin de la période moratoire » et les acheteurs sont désormais autorisés à convoyer leurs marchandises au Port Autonome de Lomé (PAL) » pour être exportées. « A partir de cette semaine, acheteurs et transformateurs se bousculent indirectement auprès des producteurs à travers pisteurs très actifs sur le terrain. Cela risque de créer une surenchère et relever le prix bord champ. »

 

Au Ghana, il pleut ce qui affecte le séchage des noix. La cueillette de la deuxième récolte devrait commencer d'ici fin mars - début avril, rapporte encore n’kalô. La qualité de la première récolte serait meilleure que celle anticipée pour la seconde et donc les prix sont en hausse. Au Burkina Faso, où « les collecteurs et commerçants locaux, pour la plupart, réalisent leurs opérations d’achat sur fonds propres », les prix sont aussi en hausse. La campagne 2021 est attendue « prospère », selon le spécialiste. Au Mali, « en attendant la fixation du prix d'achat au producteur », le marché de la noix brute « monte en intensité avec la présence d’acheteurs Burkinabè ». En Guinée, "le marché est stable avec quelques hausses de prix."

 

En Guinée-Bissau, des rencontres entre le gouvernement et des représentants des associations de l'industrie se tiennent pour fixer la date d’ouverture officielle de la campagne de commercialisation, le prix de référence au producteur et la structure de coûts, toujours selon n’kalô. Au Sénégal, l’offre augmente.

 

Sur le marché international, « la demande reste forte avec beaucoup d’importateurs occidentaux qui cherchent à prendre des engagements pour le 2ème voire le 3ème trimestre 2021. En parallèle, les inquiétudes sur la récolte vietnamienne se confirment et une certaine inquiétude commence à naitre concernant la récolte ivoirienne qui semble finalement nettement moins prometteuse que prévu. »

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