19 avril 2021 - 16:26 |

La bonne tenue des cours du cacao a aidé la Côte d'Ivoire à passer le cap de la crise

« L’horizon se dégage ». Telle est l’appréciation sur la côte d’Ivoire des analystes de BNPParibas dans leur dernier bulletin d’analyse économique des pays émergents "Eco Emerging". Les filières agricoles, notamment le cacao, y ont largement contribué.

Au niveau des finances publiques, certes le déficit budgétaire a plus que doublé en 2020 pour atteindre 5,6% du PIB, mais la dette serait en dessous de 50% du PIB. Les investissements publics sont en hausse de presque 30% en 2020 et le déficit budgétaire serait ramené à 4,7% du PIB en 2021 avant de progressivement converger vers la norme communautaire de 3% en 2023.

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« L’économie ivoirienne a plutôt bien résisté au choc en 2020 », souligne encore BNPParibas avec une croissance redevenue positive dès le troisième trimestre 2020 « à la suite d’un allègement substantiel des mesures de restrictions », une tendance qui s’est renforcée au 4ème trimestre. Ainsi, « La Côte d’Ivoire fait aussi partie des rares économies africaines à avoir évité la récession en 2020, notamment grâce à une bonne maîtrise de l’épidémie, et la détérioration des comptes publics et extérieurs y a été moins sévère. Un rebond significatif de l’activité est attendu cette année », expliquent les analystes.

« L’économie est modérément exposée au secteur du tourisme et a bénéficié de termes de l’échange favorables grâce à la bonne résistance des cours mondiaux du cacao et à l’allègement de la facture pétrolière. Elle n’a ainsi pas souffert de pressions autres que les perturbations des échanges extérieurs générées par la pandémie. »

Selon la BCEAO, la croissance aurait été de 1,2% en 2020 mais regrimperait à 5,5-6% cette année, « soutenue par l’intensification des grands projets en infrastructures et un rebond de la demande domestique. »

Ceci dit, la banque d’investissement met en garde. « La capacité de l’économie à rester sur un sentier de croissance durablement élevée sera étroitement corrélée à l’agenda des réformes. » Parmi les vulnérabilités est soulignée l’importance de la concentration de l’économie sur les matières premières, 40% des exportations reposant sur le seul cacao non transformé, est-il rappelé à nouveau.

 

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