21 septembre 2007 - 08:31 |

Le sésame dans l'expectative

On ignore encore l’impact que la forte hausse des prix d’autres cultures, comme le maïs et le sorgho, aura eu sur celle des sésames et quelle sera la demande de la Chine

Certains estiment que les prix des graines de sésame ne pourront guère aller plus haut. Toutefois, la destinée de cette filière pour cette campagne –comme tant d’autres- est entre les mains de la Chine ? Quelle sera le positionnement des acteurs de sa filière ? Car la production de graines de sésame en Chine devrait chuter de 250 000 t la prochaine saison, à 400 000 t. Les plus fortes baisses sont de l’ordre de 40% dans la province de Anhui/Henan et de 30% dans celle de Hubei. Si on considère que la consommation nationale est de 700 000 t, les importations devraient atteindre 300 000 t. Toutefois les négociants chinois mettent en garde : si les prix élevés se maintiennent, il y a fort à parier que la demande va baisser. En outre, à $ 1 100 dollars la tonne, les broyeurs ne peuvent plus prendre leur marge.
Ailleurs, les situations sont contrastées. A Myanmar, la production est en hausse, à 200 000 t contre 150 000 habituellement. La Chine est fortement à l’achat, avec des prix de l’ordre de $ 1 310 pour les graines de sésame noires et $ 1 200 pour les autres. A noter qu’au Pakistan, la production est de l’ordre de 70 000 t avec une forte demande de sésame blanc de la part de la Turquie et de la Syrie, ce qui soutient, là aussi, les prix. Habituellement, la demande des pays du Moyen-Orient ralentie beaucoup durant l’été ; elle devrait donc reprendre très prochainement et s’annonce forte, de l’ordre de 300 000 t, selon un négociant.
En Inde, les inondations dans le Gujarat n’auraient pas touché la production de sésame. Mais les observateurs s‘interrogent sur l’impact de la hausse des prix de l’arachide et du coton sur le choix des cultures des planteurs. Nonobstant, la production de sésame est estimée à 700 000 t.
Concernant l’Afrique, la situation est évaluée très différemment selon les observateurs. Certains estiment que la nouvelle récolte au Nigeria ne sera pas en hausse car les cours internationaux élevés de maïs et de graines de sorgho auraient incité les producteurs à se tourner vers ces cultures. Mais d’autres balaient l’argument et misent au contraire sur une forte augmentation des superficies consacrées au sésame. En outre, les importantes inondations intervenues au Soudan et au Nigeria n’auraient pas affectées la filière, la production devant s’élever à 200 000 t pour le premier et 110 000 pour le second, estime-t-on.
Pays: 
Filières: 

Publicité

Votre publicité sur notre site

En savoir +