22 mai 2013 - 09:25 |

L'industrie européenne du cacao aujourd'hui au Cameroun

Mieux se connaître à tous les niveaux de la chaîne


(22/05/2013) S’ouvrent aujourd’hui à Yaoundé et pour trois jours les Rencontres professionnelles Europe/Cameroun du cacao organisées par le Conseil Interprofessionnel du cacao et du café (CICC) en partenariat avec le gouvernement camerounais et l’Association européenne du cacao (ECA de son sigle anglais).
Quelque 700 personnes sont attendues dont une délégation d’industriels et d‘opérateurs du cacao et chocolat européen sous la houlette de l’Association européenne du cacao (ECA). L’Union européenne (UE) est le principal marché d’exportation du cacao camerounais, avec plus de 70% d’importation par les seuls Pays-Bas.
Rappelons que 230 000 t ont été produites en 2011/12 par quelque 600 000 planteurs dans sept bassins de production (les régions du Centre, de l’Est, du Littoral, du Nord-ouest, de l’Ouest, du Sud et du Sud-ouest). Le cacao représente environ 30% des exportations nationales, d’après les statistiques officielles. “Avec à peine 5% de transformation locale, les fèves produites sont essentiellement orientées vers l’exportation, ce qui assujettit cette spéculation aux normes, règlementations et exigences de qualité du marché, notamment européen”, souligne le communiqué du CICC.
Un cacao camerounais qui a ses atouts, notamment sa belle couleur rouge, mais qui souffre de maux reconnus par le CICC lui-même: être parfois séché sur le bitume, sentir la fumée, avoir un taux élevé de moisi du fait de l’humidité excessive ou encore avoir un nombre de défauts est beaucoup plus élevé que les autres origines.
Dans le cadre du programme de promotion des bonnes pratiques agricoles et post-récoltes, le CICC a mené, de novembre 2012 à février 2013, une vaste campagne de sensibilisation dans l’ensemble des bassins de production. “L’un des faits majeurs révélés par cette campagne est la totale méconnaissance du marché, tant par les producteurs que par une grande majorité d’opérateurs intermédiaires. Par ailleurs, beaucoup d’idées préconçues et de fausses assertions, sur le fonctionnement du marché, circulent dans les bassins de production et constituent autant de freins à l’émergence de bonnes pratiques. En effet, les producteurs ignorent ce que devient leur cacao après qu’ils l’aient vendu. Certains ne sont pas convaincus qu’en faisant plus d’effort pour la qualité, leurs revenus s’en trouveraient améliorés”, souligne le CICC.
D’où l’initiative de ces Rencontres avec la filière européenne avec une visite de terrain, dans la zone de Muyuka où seront réceptionnés des fours de séchage de cacao réhabilités et deux jours de réunion.
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