22 octobre 2020 - 17:42 |

Au Ghana, quels sont les résultats du recensement de l’agriculture ?

Le recensement de l’agriculture au Ghana n’avait pas été réalisé depuis 33 ans ! La parution du recensement 2017/18 était donc en soit un événement, jugé important par le président ghanéen Akufo-Addo qui a lancé le rapport. «Honteusement, depuis lors (ndrl 1985), depuis trente-trois ans, aucun recensement de ce type n'a été entrepris. La politique, avant mon entrée en fonction, était donc largement basée sur des hypothèses. Il n'est pas étonnant que cette période ait été témoin du déclin systématique de notre agriculture. Nous ne pouvons plus nous permettre une telle négligence » a-t-il affirmé.

Quels sont ces premiers enseignements ? Le recensement montre que 2,585 millions de ménages sont dans l’agriculture, ce qui représente une population de 11,341 millions soit près de 38% de la population ghanéenne. L'activité agricole du pays demeure essentiellement rurale (75,2%) et rudimentaire, avec peu d'innovation et de modernisation. L'utilisation d'outils et d'équipements modernes comme des tracteurs, des égreneuses, des motoculteurs, des couvoirs/incubateurs, du matériel de transformation de la viande et du matériel de traite est négligeable. Les tracteurs sont l'équipement le plus utilisé, mais le moins possédé. En outre, l'engrais n'est pas utilisé par la plupart des exploitants mais l'utilisation de pesticides est très répandue parmi les détenteurs. Les cultures sont principalement pluviales.

Le niveau d’éducation des exploitants agricoles est très faible et dans une large mesure le secteur se caractérise par une forte autoconsommation. La majorité des parcelles de terres sont inférieures à 2 acres.

Une photographie peut flateuse pour un secteur important de l'économie ghanéenne.  «À partir de ces résultats, il est clair que l’agriculture continue d’être le pilier de l’économie du pays. Les données indiquent également que les méthodes de production ne sont pas modernes et que les niveaux de revenu des agriculteurs et des pêcheurs restent faibles, ce qui rend le secteur peu attrayant pour les jeunes en tant que moyen de subsistance viable » souligne le président Akufo-Addo. Mais tout en ajoutant que depuis son élection (en 2016) à travers le programme Planting for Food and Jobs, les choses avaient évolué : «nous avons commencé à changer le discours en modernisant l'agriculture, en améliorant l'efficacité de la production, en assurant la sécurité alimentaire, et garantir la rentabilité de nos agriculteurs, le tout visant à augmenter significativement la productivité agricole ».

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