23 mars 2017 - 23:00 |

La Chronique Matières du Jeudi (23 mars 2017)

La baisse du prix du pétrole a réduit l'appétit des fonds d'investissements pour les matières premières, ce qui explique la tendance baissière des prix de certains produits, souligne Rabobank.

Quant au dollar, les prévisionnistes de la Barclays estiment que le billet vert a épuisé l'essentiel de son potentiel haussier lié aux politiques monétaire et budgétaire américaines. La Réserve fédérale devrait être moins agressive dans le resserrement de ses taux directeurs que cela n'avait pu être envisagé il y a peu encore et les mesures de relance budgétaire promises par le nouveau président américain Donald Trump ne seront pas mises en oeuvre avant l'année prochaine.

Barclays est devenue jeudi la dernière des grandes banques d'investissement internationales à renoncer à sa prévision d'une baisse de l'euro qui le ramènerait à la parité avec le dollar, voire en dessous.

 

CACAO

Les prix du cacao ont rebondi cette semaine, à la fois cause et conséquence de la rapide couverture de la part des spéculateurs de leurs positions vendeur. Sur l'échéance mai, Londres a terminé hier soir à £ 1 744 la tonne contre £ 1 636 vendredi dernier,  et New York à $ 2 165 contre $ 2 013 en fin de semaine dernière.

Ceci dit, le marché demeure très vulnérable car on est face à une récolte record cette campagne. Une nouvelle campagne excédentaire 2017/18 pourrait se dessiner (lire nos informations). En effet, d'un côté les pays producteurs comme la Côte d'Ivoire et le Ghana ont largement incité les planteurs à développer tant leurs rendements que leurs superficies, alors que la demande était plutôt stagnante pour des raisons, entre autres, de santé avec les campagnes de lutte contre l'obésité en Europe et en Amérique du Nord, et des croissances en berne sur des marchés émergents comme le Brésil et la Russie.

Alors, certes, les autorités ivoiriennes et ghanéennes vont devoir freiner leurs ardeurs face à la chute des cours mondiaux, notamment en abaissant les prix garantis aux planteurs pour la campagne intermédiaire -comme l'a annoncé mardi  le Conseil du café-cacao (CCC) de Côte d'Ivoire sans toutefois spécifier le montant-  mais au risque de faire des mécontents. On se retrouve donc face aux conséquences toujours fâcheuses de privilégier les volumes en période de cours élevés plutôt que le travail sur la qualité et la valeur ajoutée.

L'Organisation internationale du cacao (ICCO) a estimé, le mois dernier, que l'excédent sur cette campagne serait de 264 000 t mais nombre d'observateurs et analystes considèrent que ce sera bien supérieur, plutôt de l'ordre de 400 000 à 500 000 t. Rien d'étonnant, donc, que le prix du cacao ait chuté, le 2 mars, à son plus bas en 9 ans et demi , à $ 1 869 la tonne.

Par ailleurs, les broyages en Côte d'Ivoire ont atteint 213 000 t entre le 1er octobre et fin février, selon l'association des exportateurs Gepex, contre 199 000 t sur la même période la campagne précédente.

La Chine a importé un total de 6 298 t de fèves de cacao sur les deux premiers mois de l'année (+28% par rapport à janvier-février 2016), essentiellement d'Afrique : 3 502 t du Nigeria (+ 6 716%), 929 t de Côte d'Ivoire (+ 827%) et 1 067 t du Togo (+ 132%), le reste provenant d'Equateur ( 800 t, en baisse de 38%).

CAFE

L'Arabica a terminé en baisse hier soir, à $ 1,417 la livre sur le marché à terme de New York, tandis que le Robusta glissait à $ 2 164 la tonne. En cause, essentiellement la baisse générale sur les matières premières.

Au Vietnam, le marché à l'export a été plutôt calme cette semaine, les prix se resserrant face à une offre étroite de café de qualité. Les prix à Daklak, la plus grande province de production, ont oscillé dans une fourchette allant de 46 700 à 47 300 dong ($ 2,05 à $ 2,08) contre 47 300-48 000 dong la semaine précédente. Le Vietnam qui a annoncé mercredi que l'Inde avait levé son interdiction temporaire d'importation de six produits, dont le café.

En Indonésie, les échanges ont été plus intenses qu'au Vietnam avec une bonne offre au moment où la récolte démarre. Le Robusta Grade 4, 80 défauts, s'est vendu avec une décote de $ 5 à $ 10 la tonne sur le contrat mai alors que la semaine dernière, cette qualité s'était vendue à prime de $ 20 à $ 30.

Au Kenya, le prix maximum pour le Grade AA a baissé dans une fourchette allant de à $ 97 à $ 400 contre $ 101 à $ 478, tandis que le Grade AB s'est vendu entre $ 69 et $ 379 le sac de 50 kg contre $ 87 et $ 441 la semaine dernière.

En Côte d'Ivoire, le cumul des achats déclarés de café en 2016 a été de 105 601 t contre 126 587 t en 2015, soit une baisse de 16,58%. Sur la même période, les exportations de café se sont élevés à 85 923 t en 2016 contre 85 243 t en 2015, soit une hausse de 0,80%, a-t-il été annoncé en Conseil des ministres hier.

Les exportations de café d'Ouganda ont fait un bond de 46% en février par rapport à février 2016, boosté par des rendements en hausse sur des jeunes cafiers qui entrent en production, a annoncé hier Uganda Coffee Development Authority (UCDA). Ses exportations ont été de 397 883 sacs de 60 kg, en forte hausse aussi par rapport aux 271 941 sacs en février 2016.

La Chine a importé un total de 14 519 t de café sur les deux premiers mois de l'année (+33,7% par rapport à janvier-février 2016) dont, d'Afrique, 153 t d'Ouganda,  101 t d'Ethiopie,  20 t du Rwanda et 1 t du Kenya.

CAOUTCHOUC

Les cours du caoutchouc sur le Tokyo Commodities Exchange ont plongé mercredi à leur plus bas niveau depuis décembre dans le sillage des contrats à termes de  Shanghai eux aussi en forte baisse. Un décrochage causé par les doutes croissants sur le programme de croissance économique du président américain Donald Trump ce qui encouragent  les investisseurs à abandonner des actifs risqués. « Les investisseurs se sont éloignés des actifs à risque, y compris le caoutchouc,  suite aux craintes sur la capacité de Trump à mener à bien les mesures économiques promises entraînant Wall Street vers le bas », a déclaré Jiong Gu, analyste, Yutaka Shoji Co. Outre la dégringolade du marché de Shanghai, les cours ont été aussi affectés par la faiblesse des cours du pétrole et l’appréciation de la monnaie japonaise.

Le contrat pour une livraison août a terminé en baisse de 14 yens, à 249,0 yens ($2,24) le kilo. Le contrat de caoutchouc le plus actif sur la bourse à terme de Shanghai pour une livraison en septembre a plongé 1 125 yuans pour terminer à 17 010 yuans ($2 469,9) la tonne.

Lors d’une conférence à Singapour, les négociants et transformateurs ont estimé mercredi que les cours du caoutchouc baisseraient cette année avec le rebond de la production des principaux producteurs, la Thaïlande et le Vietnam. Le caoutchouc a été l'un des marchés les plus performants en 2016, en hausse de 65%, et a remonté à nouveau en janvier, les inondations du premier producteur thaïlandais alimentant les inquiétudes sur l'offre. Mais les prix ont glissé près de 20%  en février avec la reprise attendue de la production thaïlandaise.

Côté fondamentaux, la production mondiale de caoutchouc devrait grimper à 12,9 millions de tonnes (Mt)  en 2017 contre  12,4 Mt  en 2016, a déclaré un responsable de l'International Rubber Study Group (IRSG). «La Thaïlande a perdu 25% de sa production en janvier», a déclaré Lekshmi Nair, directrice de l'économie et des statistiques de l'IRSG, en marge d'une conférence industrielle à Singapour. La Thaïlande représente près de 40% du caoutchouc naturel du monde. « Cependant, nous prévoyons une production plus élevée cette année avec le rétablissement de la production thaïlandaise cette année ». Lekshmi Nair a précisé que les arbres plantés entre 2005 et 2008 en Thaïlande atteignaient leur niveau de pointe, alors que ceux plantés en 2011/13 commencent à produire. « La production de ces arbres compensera les pertes que nous avons eur en Thaïlande en janvier », a-t-elle ajouté.

Les négociants estiment que la production devrait reprendre à partir de mai, lorsque la saison d'hivernage sera terminée. Les prix seront sous pression si le temps reste normal.

Un trader de premier plan a déclaré qu'il s'attendait à ce que le TSR 20 se situe en  moyenne autour de $1 900  la tonne en 2017. Le TSR20 est monté jusqu’à $2 300 la tonne en janvier.

Les importations de caoutchouc naturel de l'Inde devraient augmenter de près de 17% à 350 000 tonnes cette année, contre 300 000 tonnes expédiées en 2016, selon des négociants. « La demande indienne augmente rapidement et la production n'a pas non plus entièrement récupéré après la sécheresse »  a déclaré un négociant. En outre, l’Inde connaîtrait des problèmes de qualité de son caoutchouc. L'Inde consomme environ 1 million de tonnes de caoutchouc par an.

La Côte d'Ivoire s'est positionnée au 5ème rang des fournisseurs de caoutchouc naturel de la Chine sur les deux premiers mois de l'année. Certes, Abidjan est très loin derrière la Thaïlande, l'Indonésie, la Malaisie et un peu moins loin du Vietnam, mais elle a enregistré une véritable envolée de ses exportations, de l'ordre de +40% sur le cumul de janvier et février, et +146% sur le seul mois de février par rapport à février 2016 (cf. nos informations).

COTON

Après un début de semaine baissier, le marché étant surtout affecté par la faiblesse du marché des céréales, les cours ont rebondi mercredi. Le contrat de mai a clôturé 77, 34 cents la livre.

Mambo Commodities dans son dernier rapport sur le marché du coton remarque que les quantités achetées lors des ventes aux enchères en Chine baissent depuis le démarrage passant de 100% à aujourd’hui 70% avec peut être un manque de disponibilité de hautes qualités de coton.

La Chine va fixer des prix cibles pour le coton dans la plus grande région cotonnière du pays, le Xinjiang, tous les trois ans, a annoncé vendredi le gouvernement. La Commission nationale de développement et de réforme (CNDR) a indiqué dans un communiqué qu'elle avait fixé son objectif pour la période 2017-2019 à 18 600 yuans ($2 695) la tonne de coton, inchangé par rapport à son objectif de 2016, même si les prix nationaux et mondiaux ont grimpé.

Le prix cible sera désormais fixé tous les trois ans, a indiqué la CNDR, mais il pourra être ajusté s'il y a des changements majeurs dans le marché du coton. Une décision qui vise à limiter les variations de la production d'une année à l'autre, a indiqué le gouvernement.

En vertu du nouveau plan, la CNDR a également fixé une limite pour la quantité de coton cultivé dans le Xinjiang pouvant bénéficier de subventions. Elles ne s’appliqueront  au cours des trois prochaines années qu’à la  production qui représente moins de 85% de la production annuelle nationale moyenne sur 2012-2014. Actuellement, le  Xinjiang produit au moins 67% du coton de la Chine.

Cette nouvelle politique de subvention pour la région du Xinjiang a été adoptée suite à  au lancement en 2014 d’un essai de trois ans pour fixer des prix cibles pour le coton du Xinjiang. L’essai d’après le gouvernement a été concluant, en améliorant la qualité et la compétitivité du coton chinois.

Les importations de coton de Chine  ont fortement augmenté sur le mois de février, plus  146% à 138 262 tonnes. Sur les deux premiers mois de l’année avec 253 680 tonnes, elles progressent de 67,17%.  La hausse bénéficie aux Etats-Unis et dans une moins mesure à l’Inde, respectivement premier et deuxième fournisseur de Pékin.

Le Fonds mondial pour la nature - Pakistan (WWF-Pakistan), le Département de la vulgarisation agricole (AED), le gouvernement du Sindh et Better Cotton Initiative (BCI) ont signé un accord de coopération pour la diffusion et la promotion du Système standard du meilleur coton (BCSS) dans le Sindh. Le partenariat couvrira une période de 5 ans de février 2017 à février 2022 et consiste à intégrer le BCSS en trois phases pour parvenir à un coton durable.

En Turquie,  la superficie et la production de coton devraient augmenter d'environ 15% en 2017/18, estime le département américain de l’Agriculture (USDA). La production est estimée à 820 000 tonnes.  En revanche la consommation turque devrait être inférieure à la normale en 2016 /17 à 1,4 million de tonnes (Mt) en raison des problèmes économiques du pays et des marchés d’exportation,  en particulier européens, qui se redressent doucement. Les importations de coton se sont établies à 216 000 tonnes sur les cinq premiers mois de 2016/17, soit environ 30 % de moins que sur la même période en 2015/16.  Les Etats-Unis sont le premier fournisseur, la Grèce et le Brésil suivent.

HUILE DE PALME

Pas vraiment de ligne très claire sur l’évolution des cours de palme, baisse et hausse s’alternant, influencée par les cours du soja. La demande est plutôt faible tandis que la reprise de la production d’huile de palme est incertaine. Mercredi les cours sur la Bursa Malaysia Derivatives Exchange ont clôturé à 2 807 ringgits ($633,71) la tonne pour le contrat de juin.

« Jusqu'à présent, il y a des signes de déclin de la demande car les exportations ne sont pas très bonnes. Il devrait y avoir une augmentation de la production mais le marché n'est pas très sûr de lui", a déclaré un négociant à  Kuala Lumpur, se référant à l'incertitude du marché sur la reprise saisonnière de la production.

La production d'huile de palme augmente généralement sur une base saisonnière en mars. La production malaisienne a chuté de 1,4 % en février de cette année, tandis que les stocks de fin ont diminué de 5,3 % à 1,46 million de tonnes. Cependant, les acteurs de l'industrie sont incertains quant à l'ampleur de la reprise des niveaux de production car les palmiers sont toujours touchés  par  El Nino, ce qui réduit les rendements.

Les exportations malaisiennes d'huile de palme ont diminué entre le 1er mars et le 20 mars, de 3% selon Intertek Testing Services et de 7,9% selon SGS.

En Indonésie, la production d'huile de palme brute de l'Indonésie (CPO) a probablement baissé en février, pour le troisième mois consécutif, selon un sondage de Reuters établit auprès du Palm Oil Board, de la Vegetable Oil Industry Association et du  Oil Palm Research Institute. Elle s’établirait à 2,80 Mt en février contre 2,95 Mt en janvier. Quant aux  exportations, elles auraient augmenté pour atteindre 2,41 Mt en février, contre 2,21 Mt en janvier. Les usages domestiques se situeraient entre 800 000 et 845 000 tonnes, contre 947 000 tonnes en janvier. Les stocks domestiques s’établiraient  à  2 Mt, en hausse par rapport à janvier.

L'Indonésie prévoit déposer une plainte auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à la fin du mois de mars  contre les droits antidumping de l'Union européenne sur les exportations de biodiesel en provenance du pays de l'Asie du Sud-Est. En novembre 2013, l'UE a fixé des droits de 8,8% à 20,5% pour les producteurs indonésiens et entre 22% et 25,7% pour les producteurs argentins (soja)  sur une durée de cinq ans. L'Indonésie estime que les droits de l'UE avaient fait baisser les ventes de biodiesel de $625 millions en 2013 à $9 millions de dollars en 2017, selon les données de Trade Map.

RIZ

Les prix du riz se sont raffermis en Thaïlande avec l’appréciation du  baht tandis  que les prix baissaient au Vietnam et en Inde.

En Thaïlande, le  Thaï 5% s’est établit  $350-$362 la tonne contre de $350-$355 la semaine dernière. « Le baht s'est renforcé, mais la demande est encore faible », a déclaré un négociant à Bangkok. Le gouvernement thaïlandais a organisé jeudi une vente aux enchères d'Etat afin de liquider le riz gâté pour usage industriel, mais les résultats ne sont pas encore annoncés. Le deuxième exportateur mondial de riz a vendu 3,6 millions de tonnes (Mt) de riz à l'étranger entre le début de l'année et le 21 mars, en hausse de 2,7% par rapport à la même période l'an dernier, a indiqué le ministère du Commerce.

En Inde,  le riz 5% a chuté de $1 à $371-$376 la tonne cette semaine. La demande est faible.  « A ce niveau actuel de prix, nous ne sommes pas compétitifs. Avec l'appréciation de la roupie, nous ne pouvons pas réduire les prix », a déclaré un exportateur basé à Kakinada, dans l'Etat du sud de l'Andhra Pradesh. La roupie indienne est à son niveau le plus élevé depuis 17 mois. La production de riz en 2016/17 devrait augmenter de 4,3%, pour atteindre 108,86 millions de tonnes, a annoncé le gouvernement.

Au Vietnam, le Viet 5% a chuté à $35-$355 la tonne contre $355-$360 la semaine dernière, alors que l'offre augmente pendant la campagne principale. Les exportations de riz du Vietnam ont chuté de 26,5% l'année dernière à 4,8 millions de tonnes, tandis que les exportations sur les deux premiers mois de 2017 ont diminué de 23,5 % par rapport à la même période en 2016 à 738 000 tonnes, selon les données douanières.

SUCRE

Le sucre s'est un peu ressaisi hier soir, à 17,3 cents la livre à la clôture du marché à terme de New York, après avoir touché un plus bas en 10 mois, à 17,02 cents ; vendredi dernier, il avait clôturé à 18,17 cents. Le sucre blanc, pour sa part, a terminé à $ 488,30 la tonne après être tombé à $ 481,70 en cours de séance, parti de $ 509,50 vendredi.

Selon Rabobank, le prix du sucre roux devrait baisser de 3,1 cents la livre à New York mais guère davantage. Ainsi, selon les analystes, la livre serait aux alentours des 18 cents sur l'échéance octobre-décembre, contre les 17,43 cents cotés actuellement sur l'échéance octobre. Si les prix baissaient davantage, le Brésil se tournerait davantage vers la production d'éthanol que de sucre à partir de sa canne, ce qui ferait regrimper les prix.

Côté investissements, l'algérien Cevital recherche des financements bancaires pour monter un complexe sucrier et oléagineux en Ethiopie, a souligné le président du groupe, Issad Rebrab en marge du Africa CEO Forum qui s'est tenu cette semaine à Genève. Une opération d'un montant estimé à $ 360 millions, a-t-il précisé, sans compter la plateforme logistique au port de Djibouti.

Côté entreprise, le groupe marocain Compagnie sucrière agricole (Cosumar) a annoncé à fin décembre un chiffre d'affaires en hausse de 12,8% en 2016 par rapport à 2015, notamment grâce à ses activités export (+71% en valeur). Son résultat net est en hausse de 58%, à 803 millions de dirhams. En 2016, Cosumar a investi dans une nouvelle raffinerie de sucre en Arabie saoudite en partenariat avec Wilmar et les sociétés saoudiennes  Consolidated Brothers Company et Industrial Projects Development Company.

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