23 octobre 2020 - 16:40 |

€ 13 millions de l'UE pour les cultures et l'élevage au Sahel

L'Union européenne a annoncé le financement du projet de "Renforcement des capacités des réseaux d'amélioration variétale et de vulgarisation" (ABEE), et la mise en oeuvre du projet de recherche et développement "Séquestration du carbone et émissions de ga à effet de serre dans les écosystèmes (agro) sylvopastoraux des Etats du CILSS sahélien" (CaSSECS).

Le projet ABEE est exécuté au Burkina Faso, au Niger et au Sénégal par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf) jusqu'en 2024 ; son coût total est de € 8,8 millions dont € 8 millions de l'UE. L'objectif est d'augmenter la productivité agricole et la résilience des petits exploitants agricoles en ayant "une approche mieux coordonnée en sélection variétale dans ces pays, en plaçant des sélectionneurs de cinq spéculations cibles, à savoir l’arachide, le niébé, le sorgho, le fonio et le mil". L'échange d'information et de matériel génétique entre les différents acteurs devrait permettre la mise en œuvre d'un réseau régional et de favoriser l'aide auprès de 40 000 petits exploitants dans ces trois pays.

Le projet CaSSECS est, de son côté, mis en œuvre jusqu'en 2023 par l'Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) dans six pays sahélien du CILSS : Sénégal, Burkina-Faso, Niger, Mali, Tchad et Mauritanie. Son coût est de € 5,555 millions dont € 5 millions de l'UE. Il s'agit d'évaluer les émissions de gaz à effet de serre provoquées par les animaux -particulièrement les ruminants- dans le Sahel. Grace à ces travaux sur l'emprunte carbone, l'ISRA espère obtenir une meilleur vision de l'impact des élevages pastoraux sur l'environnement et de modifier la perception négative présente à l'échelle mondiale selon laquelle les ovins, bovins, captrins et camelins sont des troupeaux nocifs.

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