25 mars 2015 - 00:00 |

Noix de cajou et riz, l'enjeu agricole des négociations de la Guinée Bissau à Bruxelles aujourd'hui

C'est aujourd'hui que la Guinée-Bissau se retrouve, à Bruxelles, autour de la table avec la communauté internationale des bailleurs de fonds pour demander une aide de € 1,6 milliard pour financer son Plan de développement sur 10 ans, à 2025.

Une première tranche de € 455,7 millions devait être demandée pour une période allant jusqu'en 2020 pour "permettre au pays de prendre un nouveau départ", a expliqué à l'agence Reuters le ministre des Finances, Geraldo Martins. Le reste devrait être décaissé entre 2020-2025 qui serait une phase de consolidation.

Cette réunion à Bruxelles se tient sous l'égide de l'Union européenne (UE) et s'inscrit dans une volonté de normalisation de la part des autorités de Bissau.

Le Plan prévoit 115 projets dans de très nombreux secteurs dont les infrastructures, la gouvernance, le développement humain, la sécurité, etc.

Quid de l'agriculture?  Selon le Plan stratégique et opérationnel 2015-2020, "La Guinée-Bissau sera en 2025 une économie diversifiée, s’appuyant sur quatre moteurs de croissance : l’agriculture et l’agro-industrie, la pêche, le tourisme et les mines. L’agriculture et l’agro-industrie reposeront sur le développement des filières cajou et riz. En n’exportant que de la noix brute de cajou, la Guinée-Bissau capture aujourd’hui moins d’un dixième de la valeur ajoutée de cette filière. L’ambition désormais est de quadrupler d’ici 2025 la richesse générée par cette filière cajou.

"Cet objectif sera atteint i) en valorisant mieux la production agricole, par une meilleure qualité de la noix, un meilleur rendement de la production et une négociation plus efficace des prix, ii) en transformant localement au moins 30% de la production nationale et iii) en s’intégrant aux circuits commerciaux des marchés les plus rémunérateurs. Cette intégration sera rendue possible par le développement de partenariats techniques et financiers avec des acteurs internationaux de référence et par la mise en place d’un label “Cajou de Bissau”.

" Par ailleurs", poursuit le document, " la Guinée-Bissau entend atteindre l’autosuffisance en riz dès 2020, avec une production de 450 000 tonnes contre 200 000 tonnes aujourd’hui, et devenir exportateur net en 2025 avec une production excédant les 500 000 tonnes. Ces résultats seront obtenus, d’une part par l’aménagement de 54 000 hectares de bas-fonds pluviaux et de mangroves, et d’autre part par l’amélioration des pratiques rizicoles et la reconstitution du capital semencier du pays. En outre, les systèmes de stockage et de distribution seront réorganisés. Enfin, une politique d’appui à la filière rizicole sera promue, notamment en faveur des jeunes producteurs et à travers la mise en place de mécanismes de financement des campagnes de commercialisation et de transformation du riz."

 

 

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