26 mars 2021 - 18:10 |

La Chronique matières premières agricoles au 26 mars 2021

La dégradation de la situation sanitaire en Europe a plombé les marchés financiers hier sur le Vieux Continent même si Wall Street a su bien résister. Le nombre quotidien de nouveaux cas de la Covid en Allemagne a atteint son plus haut niveau depuis janvier et en France, le débat est dominé par l'opportunité d'un durcissement supplémentaire des restrictions.

Les marchés s'inquiètent aussi de la baisse continue des valeurs chinoises liée, entre autres, au risque de voir certains grands groupes de hautes technologies privés de cotation sur les marchés boursiers américains, souligne Reuters.

L'euro est retombé hier à $ 1,1766 dollar, au plus bas depuis quatre mois et demi.

Quant au pétrole, il creuse ses pertes face aux craintes de voir la situation sanitaire freiner la remontée de la demande européenne de brut en retardant la reprise du transport aérien et du tourisme, qui occultent les tensions potentielles sur l'offre liées à la fermeture du canal de Suez : mercredi, le Brent et le WTI avaient pris près de 6% après l'annonce de sa fermeture. Le Brent a clôturé hier soir à $ 62,05 le baril et le WTI à $ 58,47.

Pour la quatrième semaine consécutive, les fonds spéculatifs -hedge funds- ont vendu leurs positions agricoles, soit la durée la plus longue depuis mai dernier, a souligné Peak Research qui voit des tendances de prix globalement négatives sur les six prochaines semaines.

CACAO - CAFE - CAOUTCHOUC - COTON - HUILE DE PALME - RIZ - SUCRE

CACAO

Le cacao a gagné quelques points cette semaine à Londres, passant de £ 1 736 vendredi dernier à £ 1 741 la tonne à la clôture hier soir. En revanche, New York a glissé de $ 2 493 en fin de semaine dernière à $ 2 456 hier soir.

Dans son analyse de marché, Citi maintient son estimation de $ 2 505 comme prix moyen à New York sur 2021. « Le marché devrait demeurer excédentaire en 2021/22 et les broyages en 2021 dans les pays de l’hémisphère nord ne se redresseront sans doute pas à leurs niveaux de pré-Covid avant l’année prochaine. »

En Côte d’Ivoire, ce sont les derniers jours de la campagne principale, l’intermédiaire devant démarrer la semaine prochaine. Elle s’annonce bonne avec un bon taux d’humidité des sols. La « petite récolte » a démarré lentement dans certaines régions, rapporte Reuters qui a interviewé des planteurs ; elle devrait monter en puissance à partir de la mi-avril. Le nombre de cabosses sur les arbres laissent envisager une belle récolte jusqu’au mois de juin. On attend maintenant l’annonce du nouveau prix garanti au planteur qui ne saurait tarder. Reuters rapporte que certains planteurs, notamment dans la région proche du Ghana, à l’est du pays, ont fait passer en fraude des fèves à la frontière car ils craignent une baisse du prix garanti. Au Ghana, ils peuvent obtenir FCFA 850 à 900 le kilo contre FCFA 750 en Côte d’Ivoire auprès d’acheteurs locaux. Pour rappel, le prix minimum « garanti » pour la campagne principale, toujours en cours, a été fixée à FCFA 1000

Du 1er octobre, démarrage de l‘actuelle campagne 2020/21, au 16 mars, les arrivages aux ports d’Abidjan et de San Pedro ont totalisé 1,622 Mt, estiment les exportateurs, en baisse de 0,1% par rapport à la même période la campagne dernière.

CAFE

Les cafés ont perdu de la valeur durant la période sous revue, l’Arabica passant de $ 1,29 la livre (lb) vendredi dernier à $ 1,2660 hier soir, tandis que le Robusta glissait de $ 1 379 la tonne à $ 1 365. Un marché préoccupé par la faiblesse de la demande alors que l’Allemagne et la France reconfinent, ce qui est de mauvais présage pour les Arabica notamment, consommés largement hors foyer.

Cette semaine, sur les marchés en Asie, les activités commerciales ont été faibles. Au Vietnam, il n’y a plus guère de café en stocks, la demande est atone et les prix sont faibles. Les producteurs dans les Central Highlands ont vendu à 31 800-33 000 dongs ($ 1,38-1,45) leur kilo de café contre 32 800 à 33 500 dongs la semaine dernière. A l’export, les traders ont offert leur Grade 2, 5% brisures et grains noirs, avec une prime de $ 55 à $ 60 la tonne sur l’échéance mai à Londres, inchangée par rapport à la période précédente.

En Indonésie, l’activité se réveille tout doucement, certains producteurs voulant vendre tôt pour dégager des disponibilités financières avant la période du Ramadan. Les primes sont demeurées identiques aux niveaux de la semaine dernière, entre $ 200 à $ 230 au-dessus du contrat mai à Londres.

En Ouganda, les exportations de café ont augmenté de 16% en février par rapport à il y a un an à 562 763 sacs de 60 kg, sur fond de rendements élevés et de prix favorables, a souligné Uganda Coffee Development Authority (UCDA).

En Europe, les stocks de café vert ont grimpé de 1% en décembre, à 909 723 t contre 900 413 t fin novembre. Les stocks d’Arabica Naturel ont augmenté de 5,8% à 260 081 t tandis que ceux d’Arabica lavé de +1,4% à 299 095 t. En revanche, les stocks de Robusta ont baissé de 2,6% à 350 548 t.

CAOUTCHOUC

C’est le plongeon sur le marché du caoutchouc. Après avoir cédé plus de 5% la semaine dernière, les cours sur l’Osaka Exchange se sont à nouveau repliés pour clôturer hier à 249 yens ($2,283) le kilo contre 261 yens vendredi dernier. La chute est moins marquée sur le marché de Shanghai, partis de 14 365 yuans la tonne ils ont atteint hier 14 120 yuans ($ 2 159). La flambée des cas de coronavirus en Europe conjuguée aux confinements et aux retards pris dans la difusion des vaccins pèse sur la reprise mondiale. De même, en Inde, dans certaines parties de l’Ouest du pays, les contaminations sont au plus hauts depuis cinq mois.

"Les contrats à terme sur caoutchouc japonais ont surperformé les autres marchés asiatiques plus tôt cette année, mais ils ont été mis sous pression cette semaine en raison du manque de nouveaux acheteurs", estime un négociant basé à Tokyo. Ajoutant, "Mais ils pourraient rebondir la semaine prochaine tant que les prix physiques resteront solides avec une offre inférieure attendue pendant une saison d'hivernage sèche".

La Côte d’Ivoire a accru sa production de caoutchouc naturel de 21% en 2020 pour atteindre 950 000 tonnes, plaçant ainsi le premier producteur africain de caoutchouc au 4ème rang mondial, mais toutefois loin derrière la Thaïlande, l’Indonésie et le Vietnam. En 2020, les exportations de caoutchouc se sont détournées de l’Europe, son marché habituel, pour se diriger majoritairement vers l’Asie, en particulier la Chine (Lire : Bonne santé de la filière caoutchouc en Côte d’Ivoire).

En France, l’industrie du caoutchouc est dans une situation critique, confrontée à des pénuries, des hausses de prix, des mises sous allocations, des retards de livraison et à une multiplication des cas de forces majeures selon le Syndicat national du caoutchouc et des polymères (SNCP). La crise sanitaire a mis l’accent sur le fait que les filières d’approvisionnement sont de plus en plus en longues et de moins en moins européennes, et révélé la dépendance des transformateurs de caoutchouc pour nombre de matières massivement produites en Asie (Lire : L’industrie française du caoutchouc sous tension).

COTON

Effondrement du marché du coton. Alors que les cours avaient regagné  plus de 30% par rapport à leur niveau atteint avant la pandémie de la Covid-19 et l’écroulement des cours, ils ont perdu environ 17 cents par livre en quatre semaines. Hier, ils se sont établis à New York à 78,44 cents la livre contre 84,68 cents vendredi dernier. Comme pour les autres marchés, la hausse des infections au coronavirus en Europe, mais aussi en Inde et au Brésil, éloigne la perspective d’un monde sans virus et donc d’une reprise rapide de l’économie et de la demande. En outre, les tensions entre la Chine et les Etats-Unis ne semblent pas s’atténuer avec la nouvelle administration américaine comme l’on montré les premiers entretiens diplomatiques la semaine dernière entre les deux pays. Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a notamment exprimé des inquiétudes sur la situation dans la province Xinjiang mais aussi à Taïwan et Hong Kong.

Ils se dégradent aussi avec l’Union Européenne. Lundi, elle a pris des sanctions contre les violations de l’homme en Chine – la persécution des Ouïghours dans la région du Xinjiang- les premières depuis 1989 et qui se sont matérialisées  par une interdiction pour quatre dirigeants chinois de se rendre en Europe et le gel de leurs avoirs. Le Canada, le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont également pris des mesures similaires. En représailles, la Chine a sanctionné dix personnalités européennes, dont plusieurs parlementaires européens, et quatre organisations. Quelques jours après, plusieurs grandes marques occidentales comme H&M, Nike, Adidas ou Uniqlo, ont subi une vaste campagne de dénigrement en Chine et un boycott en riposte à leur positionnement, il y a plusieurs semaines, de ne pas utiliser le coton produit dans la première région productrice de Chine. En décembre dernier, les Etats-Unis avaient déjà formellement interdit du coton du Xinjiang (Lire : Les Américains interdissent les importations de coton du chinois XPCC). La pression est forte sur les marques mais aussi sur la Chine, ce qui devrait affecter les flux commerciaux. Mais aussi potentiellement augmenter les importations de fils de la Chine, ce qui apporterait en fin de compte un soutien au marché du coton.

HUILE DE PALME

Le marché de l’huile de palme, après avoir chuté de 10% la semaine dernière, a été très volatil mais fini la période sous revue en hausse à 3 869 ringgits ($933,64) la tonne hier sur la Bursa Malaysia Derivatives Exchange contre 3 724 ringgits vendredi dernier. Du côté des facteurs qui ont pesé négativement la baisse des cours du pétrole et du soja. Mais, les fondamentaux demeurent relativement solides avec des stocks faibles et une reprise modérée de la production. Alors que l’offre malaisienne devrait encore baisser, selon les principaux analystes, et que les stocks en Indonésie devraient chuter de moitié en 2021 (voir ci-dessous), la demande est en hausse sur les 25 premiers jours du mois de mars avec une progression de 10% des exportations malaisiennes d’huile de palme selon AmSpec Agri Malaysia. Une demande qui généralement augmente dans les deux mois précédent le mois du Ramadan qui débute cette année le 13 avril. Un bémol toutefois sur la demande avec la recrudescence des cas de coronavirus chez le principal acheteur, l'Inde.

En Indonésie, les stocks d’huile de palme devraient diminuer de moitié à 2,67 millions de tonnes (Mt) d’ici la fin de l’année, contre 4,87 Mt en 2020, selon l’Association indonésienne de l’huile de palme (Gapki). La demande totale d'exportation et de consommation intérieure devrait augmenter de 9% en 2021 pour atteindre 56 millions de tonnes (Mt) tandis que la production devrait augmenter de 4% à 49 Mt, a déclaré Togar Sitanggang, vice-président de GAPKI à la Virtual Palm and Lauric Oils Price Outlook Conference.

Par ailleurs, l’Indonésie va augmenter sa taxe à l’exportation sur l’huile de palme brute au mois d’avril à $116 la tonne contre $ 93 au mois de mars avec la hausse du prix de référence de l’huile de palme brute à $ 1 093,83 la tonne ($ 1036,22 en mars). Cependant, les prélèvements à l'exportation seront maintenus à $255.

En Malaisie, les exportations de biodiesel en 2021 devraient chuter au plus bas en quatre ans en raison des restrictions de l'Union européenne, de la prime croissante de l'huile de palme par rapport au gazole et de la baisse de l'utilisation des véhicules induite par la pandémie, selon une déclaration du directeur du Malaysian Biodiesel Association (MBA) lors de la Virtual Palm and Lauric Oils Price Outlook Conference. Il estime que les exportations de biocarburant à base de palme de Malaisie chuteront à environ 350 000 tonnes contre 378 582 tonnes en 2020.

RIZ

Les prix à l'exportation du riz vietnamien ont atteint un sommet de plus de neuf ans cette semaine alors que de nouvelles commandes ont afflué, tandis que les prix de la variété indienne se sont maintenus près d'un pic d'un mois grâce à une demande soutenue des acheteurs d'Asie et d’Afrique.

Au Vietnam, les prix du Viet 5% ont grimpé à $515-$520 la tonne jeudi, leur plus haut depuis décembre 2011, contre $510-$515 la semaine dernière."La demande augmente et nous voyons plus de navires accoster au port de Ho Chi Minh-Ville pour le chargement du riz", a déclaré un négociant, ajoutant que : "les prix devraient rester élevés car la demande mondiale de céréales est toujours forte au milieu de la pandémie de la Covid-19". Des négociants ont déclaré que la Vietnam Southern Food Corp avait remporté un contrat pour exporter 50 000 tonnes de brisures de riz à 5% vers le Bangladesh.

En Inde, les prix du riz étuvé 5% sont demeurés inchangés à leur plus haut niveau depuis la mi-février à $398-$403 la tonne. Les achats pour des expéditions en avril et en mai ont progressé, selon un exportateur.

L'intérêt de la Chine pour le riz indien est en hausse. Elle a commencé à importer du riz basmati d'Inde et bien que les volumes ne soient pas énormes au cours de cet exercice, l'activité devrait croître en 2021/22, ont déclaré des dirigeants de l'industrie. La Chine avait commencé à importer du riz non basmati à partir de la fin de décembre et l'industrie prévoit de clôturer l'exercice à la fin de ce mois avec des exportations totales d'environ 400 000 tonnes vers Pékin.

En Thaïlande, les prix du Thaï 5% se sont établis à $500 -$518 la tonne contre $505-$513 la semaine dernière. Certains commerçants ont attribué le changement de prix à une fluctuation du taux de change, le baht ayant chuté de 2,9% par rapport au dollar depuis le début du mois. D'autres ont déclaré que les taux d'exportation reflétaient une hausse des prix intérieurs, qu'ils attribuaient au resserrement de l'offre intérieure en raison de l'anticipation de la sécheresse.

Le ministère du Commerce a lancé un certain nombre d’initiatives pour relancer les exportations de riz cette année avec l’objectif d’atteindre 6 millions de tonnes (Mt) pour une valeur d’environ 150 milliards de bath ($ 4,83 milliards). En 2020, la Thaïlande a exporté 5,7 Mt de riz. La Thaïlande compte conclure des accords de gouvernement à gouvernement avec  la Chine, le Bangladesh et l’Irak. Autre mesure prise, le lancement d’une campagne "Pensez riz, pensez Thaïlande" pour promouvoir le riz thaïlandais à l’extérieur. Toutefois pour atteindre l'objectif de 6 Mt,  Bangkok devra exporter au moins 500 000 tonnes par mois. Or sur janvier et février, les volumes sont inférieurs à ce niveau en raison de prix relativement plus élevés que ses concurrents.

SUCRE

Le sucre roux est tombé à 15,09 cents la livre (lb) hier soir sur le marché de New York alors qu’il était encore à 15,76 cents vendredi dernier, ce qui était déjà son plus bas depuis janvier. Quant au sucre blanc coté à Londres, la tonne est passée de $ 453,40 en fin de semaine dernière à $ 439,20.« Les fonds de spéculation sont longs, les tendances de prix sont baissières et l’environnement macroéconomique est négatif…une combinaison misérable pour les marchés à terme agricole », estime Peak Research.

Dans ce scénario maussade figure en rôle principal le Brésil, le géant du sucre tant à la production qu’à la consommation, et où les mesures de confinement réduisent la demande en carburants et mettent beaucoup de pression sur les prix locaux de l’éthanol. « Ceci repousse à loin la chance de voir une hausse de la production d’éthanol par rapport à celle de sucre », selon un courtier américain, ce qui pèse sur les cours de ce dernier.

Toutes utilisations confondues (sucre ou éthanol), les raffineries dans le centre-sud du Brésil ont démarré lentement la campagne 2021/22, avec des niveaux de broyages à mi-mars inférieurs de 43% aux niveaux d’il y a un an, selon le groupe industriel Unica. Ainsi, selon son rapport publié hier, elles ont transformé 1,67 Mt de canne sur les deux premières semaines du mois de mars contre 2,95 Mt début mars 2020. Ainsi, 21 raffineries sont en activité contre 31 il y a un an ; d’ici la fin du mois, 54 seront opérationnelles contre 87 l’année dernière. Rappelons que la nouvelle campagne sucrière au Brésil démarre en avril mais habituellement les raffineries démarrent leurs activités avant, en mars. Cette année, la culture de la canne dans le centre du pays a été impactée par le temps très sec.

Face à cette situation -toujours au Brésil, les raffineries se tournent clairement vers la production de sucre par rapport à celle d’éthanol dont le prix a fortement baissé ces derniers jours : sur la première quinzaine de mars, la production de sucre a été supérieure de 26% aux volumes fabriqués l’année dernière à pareille époque à 51 000 t. Les raffineries ont consacré 31% de la canne à la production de sucre contre 14% à pareille époque l’année dernière.

Selon Agroconsult, la production de sucre dans le centre-sud du pays devrait baisser à 35,8 Mt en 2021/22 contre 38,4 Mt la campagne précédente avec un broyage total de canne en baisse de 3,3% à 585 Mt à cause de ce temps plus sec. Les exportations de sucre du centre-sud sont attendues en baisse de 3 Mt en 2021/22 contre 26,5 Mt la campagne précédente. La teneur en sucre de la canne serait de 142,4 kg/tonne de canne contre 146,4 kg.

En Russie, l’accord sur des prix fixes entre fournisseurs et détaillants ont fait baisser de 8% les prix du sucre sur le marché intérieur, a annoncé hier le ministre du développement économique Maxim Reshetnikov. Il a précisé ne pas avoir d’objectifs de volumes de sucre à importer.

Quant au marché international, Agroconsulat a légèrement révisé à la hausse ses prévisions de déficit mondial sur 2021/22 (octobre/septembre) à 1 Mt contre un déficit de 200 000 t en 2020/21. Quant à Rabobank, elle estime le déficit de l’actuelle campagne mondiale 2020/21 à 2,8 Mt et un modeste surplus en 2021/22. Le prix moyen du sucre roux serait entre 15 et 15,50 cents/lb durant cette année 2021, estime la banque néerlandaise.

Côté entreprises, US Sugar est parvenu à un accord avec Louis Dreyfus pour acheter Imperial Sugar qui a une raffinerie en Géorgie et une unité de liquéfaction dans le Kentucky. Imperial Sugar avait été acheté en 2012 par Louis Dreyfus pour $ 78 millions mais on ne connait pas la valeur de l’actuelle transaction. Louis Dreyfus a souligné que cette vente lui permettra de se concentrer sur ses activités de trading mondial, le groupe ayant aussi vendu début février Biosev au Brésil à Raizen.

L’allemand Suedzucker, leader européen du sucre, a annoncé mercredi un résultat positif sur son exercice après que les pertes aient été réduites dans ses activités sucrières. Ses bénéfices opérationnels sur 2020/21 à fin février sont de € 230 millions contre € 116 millions l’exercice précédent. Son chiffre d’affaires demeure inchangé à € 6,7 milliards.

Matières premières: 
Oui
Énergies renouvelables: 
Non

Publicité

Votre publicité sur notre site

En savoir +