26 juillet 2012 - 00:00 |

La Chronique Matières du Jeudi

L’environnement économique pèse sur l’évolution des cours

CACAO Les cours du cacao ont clôturé mercredi en hausse soutenus par le temps sec en Côte d’Ivoire Le prix mondial du cacao devrait trouver un soutien l’année prochaine avec une offre réduite, qui devrait se situer en dessous de la demande, avec des baisses de production attendues en Côte d’Ivoire et au Ghana, selon un pool de 18 analystes et négociant interrogés par Reuters. Ils estiment que les prix devraient gagner 10% en 2013 avec un déficit anticipé à 40 000 tonnes en 2012/13 après un léger excédent de 5 000 tonnes en 2011/12.

CAFE La fin du mois a été marquée par un regain d’activité et des monnaies volatiles. Les marchés sont difficiles à lire souligne un courtier. Le marché de New York a baissé de 10 cents mardi, après 42 cents de hausse. L’explication la plus plausible la prise de bénéfice. Toutefois, l’activité est restreinte en Arabica, sans mouvements dans les différentiels. Comparé au marché de New York, Londres n’a quasiment pas bougé cette semaine. « L’intérêt reste ferme pour le Robusta en livraison septembre/octobre et si possible plus éloignée. Le marché étant en déport, il n’est pas facile de trouver des vendeurs. Malgré tout, certains par contrainte financière sont bien contents de trouver un acheteur » indique le courtier.
Le Tanzania Coffee Board (TCB) estime que la production de café en Tanzanie en 2012/13 (juin-juillet) devrait croître de 72% à 55 000 tonnes, soutenue par des bonnes pluies. En 2011/12, en raison de la sécheresse, le pays n’a produit que 32 000 tonnes contre une prévision de 45 000 tonnes.
Les exportations de Robusta du Cameroun sont en recul de 31,84% fin juin depuis le démarrage de la campagne en décembre, selon les chiffres du National Cocoa and Coffee Board. Elles s’élèvent à 16 303 tonnes, une baisse imputable à la rétention des producteurs qui stockent leur café avec la baisse des prix sur le marché international.

CAOUTCHOUC La faiblesse de la demande, tant en Europe qu’en Chine, met toujours la pression sur les cours du caoutchouc à Tokyo, qui se situent à un niveau proche d’un plus bas de deux ans et demi. Mercredi, le contrat de décembre clôturait à 227 yens le kilo. Dans les pays producteurs, les grades d’Indonésie, SIR20, et de Thaïlande, RSS3, sont vendus à leur plus bas niveau depuis 2008, respectivement à 126,75 cents la livre et $2,94 le kilo. Toutefois, les prix bas semblent susciter un regain d’intérêt des acheteurs chinois. La Chine a importé 985 970 tonnes de caoutchouc de janvier à juin, en hausse de 12,8 % par rapport au premier semestre 2011.

COTON Les cours du coton se négocient toujours autour de 70 cents la livre, avec des variations techniques ou extérieures au marché du coton, zone euro, chute des marchés financiers, avec toujours des fondamentaux baissiers.
Le Brésil, devrait planter plus de soja cette année au détriment du coton et du maïs. Safras e Mercado estime que la production de soja devrait atteindre un record de 82,3 Mt en 2012/13, en hausse de 24%, avec une croissance des superficies de 8,4% à 27,22 millions d’hectares. Les superficies consacrées au maïs devraient diminuer de 11% et celles au coton de 20% à 1,1 million d’hectares. ”La contraction n’est pas plus importante car les producteurs de coton ont réalisé de lourds investissements dans des technologies spécifiques à cette culture. Toutefois, ils alloueront une plus grande partie de leurs champs à d’autres cultures avec la promesse de meilleurs rendements » estime Elcio Bento, analyste chez Safras .
Dans son dernier rapport en date du 19 juillet, Cotlook estime que l’excédent de l’offre sur la demande sera de 5 millions de tonnes (Mt) en 2011/12 et de 2 Mt en 2012/13.

HUILE DE PALME Si l’huile de palme a rebondi mercredi d’un plus bas de cinq semaines au début de la session, les gains sont modestes, les investisseurs demeurant inquiets sur la demande européenne. Jeudi, les cours repartaient à la baisse, clôturant à 2 880 ringgits la tonne ($909) avec les prévisions d’un retour des pluies dans certaines parties du Midwest aux Etats-Unis qui apporteraient un certain soulagement à la culture du soja touchée par la sécheresse. En outre, les exportations de Malaisie sont du 1 au 25 juillet en recul 14,3% pour Intertek Testing Services et de 18,6% pour SGS. Le ralentissement des exportations couplée à une meilleure offre devraient augmenter les niveaux de stocks d’huile de palme et accentuer la pression sur les cours.

RIZ Les prix du riz cette semaine sont stables tant en Thaïlande qu’au Vietnam. Le 100%B se négocie à $580 la tonne et le 5% de brisure $570 la tonne. Au Vietnam, les prix se sont maintenus globalement au niveau de la semaine dernière alors que la demande chinoise a compensé une hausse de l’offre avec la mise sur le marché de la récolte été-automne du delta du Mékong. La Chine est devenue cette année le plus important acheteur du riz vietnamien. Toutefois la demande est faible avec l’absence des acheteurs des Philippines et de l’Indonésie. Le Viet 5% se situait à $405-410 la tonne et le Viet 25% à $375-380 la tonne.
La Thai Rice Exporters Association compte sur la croissance de la demande des clients traditionnels du Moyen-Orient et d’Afrique pour exporter 6,5 millions de tonnes (Mt) de riz en 2012, soit le double des embarquements réalisés sur le premier semestre. Si cet objectif est réalisé, les exportations seraient toutefois inférieures d’un tiers à celles réalisées en 2011 (10,5 Mt). _”Il y a certains clients traditionnels qui préfèrent encore la qualité du riz thaïlandais et pourrait donc continuer à acheter. Donc nous nous attendons à vendre autour de 6,5 millions de tonnes cette année», a déclaré Korbsook Iamsuri, directeur de la Thai Rice Exporters Association. Parmi ces clients figurent l’Iraq, l’Afrique du Sud et le Nigeria.

SUCRE Après avoir touchés un plus haut de 3 mois à 24 cents la livre lundi, les cours du sucre glissent avec le retour à des conditions météorologiques normales et donc une hausse de la récolte au Brésil et une amélioration des pluies de la mousson en Inde. La région du centre du sud au Brésil a broyé 40 millions de tonnes de canne à sucre. Cette amélioration de la production est positive pour l’offre à court terme.

THE Pour la sixième semaine consécutive, le prix moyen des thés vendus cette semaine aux enchères de Mombassa au Kenya ont augmenté à $4,07 contre $3,92 le kilo la semaine précédente, a souligné Africa Tea Brokers (ATB). Les Best Broken Pekoe Ones se sont vendues entre $3,88-4,25 contre $3,80-4,04 le kilo par rapport aux ventes précédentes. En revanche, les Best Pekoe Fanning One sont baissé à $3,67-3,96 contre $3,64-3,92 précédemment.
 Sur les 93 992 paquets offerts 15,3% sont demeurés invendus. Les acheteurs du Kazakhstan, du Soudan et autres pays du Moyen-Orient ont été les plus actifs, tandis que la Russie et de l’Egypte ont moins acheté cette semaine.
Sans grande surprise, le Kenya Tea Board a annoncé aujourd’hui une baisse de 11,4% de la production nationale de thé au premier semestre et projette une diminution de 5% sur l’ensemble de 2012. Ainsi, la production sur ces 6 premiers mois s’établit à 158 170 t contre 178 400 t sur la même période en 2011. Sur l’ensemble de l’année, le Tea Board envisage que le pays atteindra 360 000 t contre 377 000 t en 2011, essentiellement en raison de la sécheresse qui a sévi en début d’année et actuellement le froid qui s’est abattu sur les zones de production.Les exportations de Mombassa, qui regroupent aussi des thés des pays producteurs de la région, ne devraient être que de 207 770 t contre 2011 700 t sur le premier semestre 2011.Toutefois, côté financier, l’impact sera minime annonce le Board. En effet, le prix moyen du thé a augmenté à quelque $ 3 le kilo sur les 6 premiers mois de 2012 contre $ 2,97 sur la même période début 2011. Le Kenya a enregistré cette année une belle diversification de ses marchés à l’export, le Brésil, le Togo et le Cameroun lui achetant maintenant du thé, tandis que des acheteurs classiques comme les Emirats, le Kazakhstan, Djibouti et l’Indonésie ont accru leurs achats. L’Egypte demeure son premier client, représentant 21% des exportations de Mombassa au premier semestre 2012.

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