27 mars 2014 - 09:18 |

Le Nigeria, terre de prédilection pour les chaînes de restaurant

Pourtant le protectionnisme agricole nigérian ne leur rend pas la vie facile !

(27/03/2014)

Le Nigeria semblerait être une terre de prédilection pour les fast-food et autres chaînes internationales de restaurant. Le premier remonterait à 2004, rapporte Bloomberg, sous le nom de Kilimandjaro. Créé par le banquier Ebele Enunwa qui aurait, pour se faire, levé à l’époque $ 1 million, d’autres chaînes se sont installées depuis et prospèrent: Yum! (KFC, Pizza Hut, Taco Bell, ...), Domino’s Pizza, Johnny Rockets, etc. Le géant des glaces, Cold Stone Creamery, n’a pour l’instant comme implantation africaine que le Nigeria et ce depuis 2012, comme Domino’s.

KFC est arrivée sur le marché nigérian en 2009 et détient aujourd’hui 25 restaurants où l’on sert non seulement le fameux poulet pané, mais aussi des fish burgers et du riz frit aux légumes

En février, lors de l’inauguration de son premier restaurant au Vietnam, le patron de McDonald’s, Don Thompson, avait annoncé examiner des opportunités en Afrique, notamment au Nigeria. Le géant du hamburger a, en effet, du retard par rapport à son rival Burger King qui a ouvert l’année dernière sur le continent en démarrant par l’Afrique du Sud; il envisagerait de s’implanter au Botswana, à Maurice, au Mozambique, en Namibie, en Zambie et au Zimbabwe. Rien ne semblerait prévu en Afrique de l’Ouest.

Ceci dit, la difficulté majeure pour ses chaines de restauration demeure l’étroitesse du pouvoir d’achat. En effet, même si l’écart entre les revenus se creuse, la plupart des Nigérians vive avec 206 nairas ($ 1,25) par jour en moyenne. Or, un repas au KFC coûte quelque 1 800 nairas ($ 11), souligne Bloomberg. Une des difficultés à réduire ces prix serait la réglementation douanière au Nigeria: le pays interdit l’importation de poulet et donc FFC, par exemple, doit sourcer du poulet localement. D’autre part, le coût de l’énergie demeure très élevé car les restaurants sont climatisés avec Wifi gratuit, et nombre d’entre eux doivent recourir à un générateur.

Selon Bruce Layzell, directeur général Afrique de Yum’s!, ouvrir un restaurant au Nigeria coûte deux fois plus cher qu’en Afrique du Sud. Mais c’est du Nigeria et non plus d’Afrique du Sud que els perspectives de croissance sont les meilleures, précise-t-il à l’agence de presse.

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