29 mars 2016 - 10:45 |

Le séquençage du génome de la vanille mené par Eurovanille et ses partenaires

Afin d'améliorer la productivité des plants et la qualité organoleptique de la vanille, le groupe spécialisé Eurovanille s'est associé à des établissements publics et privés (Cirad, Université de La Réunion, Etablissement Vanille de Tahiti, Inra, Université Paris Sud, CNRS, le groupe Mane) pour décrypter le génome de Vanilla planifolia. Le financement des travaux étant public, les résultats de séquençage seront mis à disposition de tous les scientifiques via des bases de données publiques, rapporte Processalimentaire.

Le séquençage du génome de la vanille permettra de mieux caractériser les gènes, "sachant que nous avons quelques connaissances sur les locus où sont les gènes intéressants, par exemple sur ceux codant l'aromatique", explique Mélanie Legris, responsable commerciale et marketing chez Eurovanille. "Nous pensons que le décryptage du génome de cette variété –qui représente 97 % de la production mondiale– par le Cirad de La Réunion et de l'Université Paris Sud sera terminé d'ici 2018. Ils étudieront également la variante Vanilla tahitensis, dont le génome diffère légèrement", souligne encore notre confrère.

Les autres acteurs utiliseront ensuite leur expertise pour améliorer la sélection variétale, notamment en termes d'intensité aromatique des gousses ou de résistance des plants au Fusarium, un champignon qui affecte les rendements. Ce parasite a eu raison de beaucoup de plantations à Madagascar. Avoir des plants résistants contribuerait également à réduire l'utilisation des pesticides et ainsi développer une culture plus durable. Ces différents axes participent à la recherche d'une solution pour limiter l'envol du prix des matières premières et s'assurer des approvisionnements de qualité.

En parallèle, Eurovanille s'est aussi associé au Cirad de La Réunion pour un projet privé, poursuit Process Alimentaire. Le Cirad dispose en effet à La Réunion d'une lignée de vanille plus résistante que la moyenne au Fusarium. La société va l'introduire et la surveiller dans ses ombrières à l’Île Maurice afin de déterminer si cette lignée est viable sur d'autres zones contaminées.

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