16 novembre 2017 - 12:00 |

Alpha Condé à Paris pour financer le plan de développement de la Guinée

Aujourd’hui et demain, à Paris, les partenaires internationaux et le secteur privé de la Guinée sont appelés à contribuer au financement du Plan national de développement économique et social (PNDES) 2016-2020 pour un montant d’un peu moins de $5 milliards.

Une forte délégation guinéenne – ministères et secteur privé - avec à sa tête le président de la République Alpha Condé va présenter et défendre durant deux jours sa vision pour accélérer le développement du pays. « Si les défis de développement sont nombreux, le PNDES dote la Guinée d’une stratégie transversale, cohérente et crédible pour répondre aux besoins de la population. Le PNDES repose sur quatre piliers qui mettent l’emphase sur la transformation économique et le développement du capital humain, faisant la part belle au développement du secteur privé. Doté d’une programmation financière détaillée, et inscrit dans un cadrage macroéconomique crédible, le PNDES a le potentiel d’augmenter la croissance de 3 à 5 points d’ici 2020 » indique la Private Investment Promotion, Agency.

Le coût global du PNDES est de $14,6 milliards (€12,5 milliards) sur cinq ans financé à hauteur d’environ 30% par le budget de l’Etat, 38% par le secteur privé via des Partenariats Publics Privés (PPP) et 32% par les partenaires financiers et techniques. Sont présents la Banque mondiale, la BAD, l’AFD, IFC, Afreximbank, Eximbank, le PNUD, la BID, Abu Dhabi Fund for Development, etc. et une centaine d’entreprises du secteur privé.

75% des terres cultivables à exploiter

Avec le secteur minier et énergétique, l’agriculture figure en bonne place pour assurer une croissance durable et soutenue de la Guinée. Le pays veut notamment capitaliser sur ses ressources hydrauliques - un potentiel de 6 100 MW – pour développer l’agriculture, l’élevage et la pêche disposant d’un avantage comparatif pour les cultures hautement consommatrices en eau comme le riz, le maïs et les produits maraîchers.

Aujourd’hui, l’agriculture contribue à 9% du PIB, 17% du PIB en ajoutant l’élevage, la pêche et la sylviculture - et emploie plus de 50% de la population. Son potentiel de croissance est important sachant que seulement 75% des terres cultivables restent à mettre en valeur (6,5 millions d’hectares) et que moins de 10% de la superficie irrigable est aménagée.

Les projets structurant dans l’agriculture

Quatre projets structurants dans le domaine agricole ont été identifiés dans le PNDES. Il s’agit de :

  • L’aménagement hydroagricole de 3 200 hectares de plaine le long du fleuve Sankarani dans la préfecture de Mandiana pour un coût de $35 millions sur douze mois ;
  • Le développement de la production intensive de viande et de lait à partir des fermes de Ditinn et Famoïla dans la Moyenne Guinée et Guinée Forestière pour un coût de $8 millions sur une durée de 10 ans ;
  • La construction de centres de production de matériel végétal et de centres et stations de recherche de l’Institut de recherche de Guinée (IRAG) sur l’ensemble du territoire pour un coût de $6,3 millions sur 4 ans ;
  • Le développement de la chaîne de valeurs de produits agricoles qui porte sur 10 filières agricoles (café́, cacao, pomme de terre, mais, manioc, igname, patate douce, petit piment et tomate) et couvre quatre régions pour un coût de $47 millions, dont $45 millions déjà financés par la BID, sur 5 ans.

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