31 mai 2019 - 13:52 |

L’Union africaine officialise la Zone de libre-échange et veille à la sécurité alimentaire

L’Union africaine (UA) a annoncé hier l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale (Zlec). Cette dernière a pour objectif de faire passer le commerce intra-africain de 16 % à 60 % d’ici 2022, grâce à l’élimination progressive des droits de douanes. La phase « opérationnelle » débute le 7 juillet lors du sommet de l’Union africaine prévu à Niamey. C’est donc le commencement d’un processus qui tend à la création d’un marché commun, d’une union économique et monétaire d’ici 2028.

« C’est une étape historique ! L’accord de la Zlec est entré en vigueur aujourd’hui », a commenté sur Twitter, le commissaire de l’Union africaine pour le Commerce et l’industrie, Albert Muchanga.

Comme il était indiqué dans l’accord, l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange intervient 30 jours après la ratification du 22ème Etat signataire, la Guinée, le 29 avril dernier. En effet, 52 pays membres de l’Union africaine sur les 55 ont signé l’accord mais il devait être ratifié par 22 Etats pour entrer en vigueur officiellement.

Les échanges devraient considérablement se multiplier, dont le commerce des produits agricoles. A noter que le 20 mai, l'UA a renforcé son programme de sécurité alimentaire à l’aide d’un groupe d’expert en sécurité sanitaire des aliments qui s’est engagé à soutenir le programme de sécurité alimentaire de l’organisation continentale et en particulier l’indice de sécurité alimentaire en Afrique (AFSI), un outil de collecte d’information et de données sur la sécurité des aliments.

Ce groupe est issu de la Commission du Codex Alimentarius, créée en 1963 par la FAO et l'OMS et qui est chargée de définir les normes alimentaires, les directives et les codes à respecter.

Le rôle déterminant du Codex a conduit l’UA à créer un atelier de trois jours du 20 au 22 mai, dans la grande salle de conférence de l’UA, sur le thème « Renforcement de la capacité de production de rapports sur la sécurité sanitaire des aliments lors de l’examen biennal » afin de renforcer le réseau d’experts chargé de collecter des donnés et autres informations sur la sécurité alimentaire. Il s’agit d’une étape importe pour générer des données crédibles sur la sécurité alimentaire en Afrique.

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